L’on s’interroge sur le remariage de Bidoung Mkpatt après le décès de sa première épouse. Selon les informations rapportées, sa nouvelle compagne est la nièce de sa défunte épouse, qu’elle a elle-même élevée comme une fille. Cette situation soulève des interrogations sur les liens familiaux, le patrimoine et l’héritage, tout en multipliant les rapprochements ironiques avec d’autres personnalités du régime.
Vous allez encore m’accuser de m’immiscer dans la sphère intime des gens, en oubliant que lorsqu’une personnalité publique commet certains actes, la frontière entre ce qui relève strictement de la vie privée et ce qui relève de la vie publique devient beaucoup moins étanche — pour ne pas dire qu’elle finit parfois par se transformer en véritable passoire.
Hier, en commentant un post dans lequel je mettais en évidence l’écart d’âge abyssal qui peut exister entre certains seniors et des femmes que l’on soupçonne de s’intéresser davantage à leur fortune qu’à leur personne, une lectrice m’a lancé : « Et Bidoung Mkpatt, alors ? »
Or, les dernières informations que j’avais de lui faisaient état du décès de son épouse. Puisqu’elle avait soulevé la question, je lui ai donc demandé s’il s’était remarié après la disparition de sa première épouse.
— « Bien sûr », m’a-t-elle répondu.
Je me suis alors livré à quelques recherches sommaires, histoire d’en avoir le cœur net.
Il semblerait effectivement, si les informations qui me sont parvenues sont exactes, que M. Bidoung Mkpatt, connu du grand public notamment pour ses attitudes de courtisan zélé à l’endroit de Paul Biya, aurait convolé à nouveau en justes noces. Et, toujours selon ces informations, sa nouvelle épouse ne serait autre que la nièce de sa défunte épouse, une jeune femme que cette dernière aurait élevée sous son propre toit et considérée, dans la tradition familiale africaine, comme une fille.
Les Camerounais, qui ont une imagination particulièrement fertile et ne ratent jamais une occasion de faire de l’ironie, n’ont évidemment pas manqué de ressortir cette vieille plaisanterie : « Mais c’est Paul Biya qui avait commencé avec la nièce de Jeanne-Irène ! »
Ne vous disais-je donc pas hier que, depuis le 23 avril 1994, date mémorable du mariage de Paul Biya avec Chantou, certains courtisans du Renouveau pouvaient secrètement rêver d’imiter le « boss » jusque dans ses choix matrimoniaux ?
Au passage, j’ai également appris que le défunt Gérard Ondo Ndong, qui vouait apparemment une grande admiration au maréchal Mobutu, aurait lui aussi cherché à lui ressembler jusque dans sa vie matrimoniale, notamment en fricotant ouvertement, selon les récits qui circulent, avec deux sœurs germaines.
Alors, mes cher(e)s ami(e)s, une question demeure : si les informations rapportées sont exactes, que faut-il penser de cette union entre un homme et la nièce de sa défunte épouse, que celle-ci aurait elle-même élevée comme une fille ? Pensez-vous qu'il détroussait déjà la nièce du vivant de sa tante?
La question peut légitimement interpeller, non pas pour s’immiscer gratuitement dans la vie privée des uns et des autres, mais parce que certaines situations, lorsqu’elles concernent des personnalités publiques et soulèvent des questions de patrimoine, de filiation ou d’héritage, débordent nécessairement du strict cadre de l’intimité.
Quant à savoir si tout cela constitue un nouvel héritage — bien tangible celui-là — du régime du Renouveau, je vous laisse, mes chers amis, le soin d’en juger.
JPD









