Samuel Eto'o ne parle plus comme un ancien footballeur, mais comme un dirigeant qui voit fonctionner les institutions de l'intérieur. C'est la clé pour comprendre son soutien à Gianni Infantino, alors que d'autres légendes du football appellent au départ du président de la FIFA. Président de la FECAFOOT, Eto'o participe aux grandes réunions institutionnelles, échange avec les responsables des fédérations, de la CAF et de la FIFA, et se trouve confronté aux réalités concrètes de la gouvernance du football. Son analyse ne repose pas sur une perception extérieure, mais sur une expérience institutionnelle que ne possèdent pas nécessairement ceux qui observent la FIFA depuis la fenêtre. Lorsqu'il invite les 54 fédérations africaines à penser collectivement aux intérêts du football africain, son discours dépasse la simple personne de Gianni Infantino : il rappelle que l'Afrique, avec ses 54 voix, peut peser dans les grandes institutions internationales, à condition de comprendre les rapports de force et d'utiliser intelligemment son poids politique.
FIFA : contrairement aux anciens joueurs, Samuel Eto’o parle de l’intérieur
Le soutien affiché par Samuel Eto’o à Gianni Infantino mérite d’être replacé dans son véritable contexte. Car lorsqu’il s’exprime aujourd’hui sur le président de la FIFA et sur la gouvernance du football mondial, le meilleur buteur de l’histoire de la coupe d’Afrique des nations ne parle plus seulement avec le regard d’un ancien footballeur ou d’une légende du jeu. Il parle désormais de l’intérieur du système.
C’est toute la différence avec plusieurs anciennes gloires du football qui se sont récemment prononcées sur la FIFA en observateurs extérieurs. Leurs opinions sont parfaitement légitimes, mais elles reposent nécessairement sur une perception différente de celle d’un dirigeant directement impliqué dans les mécanismes de décision du football africain et international.
Samuel Eto’o est aujourd’hui président de la FECAFOOT. À ce titre, il participe aux grandes réunions institutionnelles, échange avec les responsables des fédérations, de la CAF et de la FIFA et se trouve confronté aux réalités concrètes de la gouvernance du football. Il connaît donc, de l’intérieur, les rapports de force, les négociations, les intérêts des différentes confédérations ainsi que les enjeux qui ne sont pas toujours visibles du grand public.
Son soutien au président Gianni Infantino ne doit donc pas être réduit à une simple déclaration d’amitié ou d’admiration. Il s’agit aussi de la prise de position d’un dirigeant qui dispose d’informations, d’une expérience institutionnelle et d’une lecture politique du football que ne possèdent pas nécessairement ceux qui observent la FIFA depuis l’extérieur.
Cela ne signifie évidemment pas que Samuel Eto’o détient à lui seul la vérité sur le fonctionnement de la FIFA. Mais lorsqu’il affirme que Gianni Infantino continuera de bénéficier de son soutien et de celui de sa fédération, son avis possède une dimension particulière : il parle après avoir vu fonctionner les institutions de l’intérieur.
Et lorsqu’il invite les 54 fédérations africaines à penser collectivement aux intérêts du football africain, son discours dépasse même la simple personne de Gianni Infantino. Eto’o semble surtout vouloir rappeler une réalité : dans les grandes institutions internationales, l’Afrique ne peut défendre efficacement ses intérêts qu’en comprenant les rapports de force et en utilisant intelligemment le poids politique que représentent ses 54 voix.
C’est précisément là que son intervention devient intéressante. Samuel Eto’o ne parle plus comme l’ancien attaquant du FC Barcelone, de l’Inter Milan ou des Lions Indomptables. Il parle désormais comme un acteur de la gouvernance du football africain et mondial.
On peut être d’accord ou non avec son soutien à Gianni Infantino. Mais une chose mérite d’être reconnue : son analyse est celle d’un homme placé au cœur des institutions, alors que beaucoup de ceux qui commentent aujourd’hui la FIFA le font depuis la fenêtre.
Et dans un débat aussi complexe que celui de la gouvernance du football mondial, cette différence de position ne peut pas être ignorée. #KAMERFOOT








