Actualités of Wednesday, 26 August 2026

Source: www.camerounweb.com

Féminicide : une citoyenne pousse la curiosité et va au ministère de la Femme, voici ce qu'on lui a dit

Les cas répétitifs de féminicides Les cas répétitifs de féminicides

Les cas de meurtres deviennent de plus en plus insupportables. Les femmes perdent leur vie, tuées par les hommes. Face à la hausse des féminicides, Nchang Belinga, la une jeune entrepreneure et militante, s'est rendue au ministère de la Promotion de la femme et de la Famille. Il y a découvert quelque chose qu'elle partage.

Dans un pays où en moins de deux semaines, nous avons huit femmes qui perdent leur vie, qu'est-ce que le ministère de la Promotion de la femme et de la Famille ? Je suis partie moi-même le demander.

Il est vrai que je n'ai pas pu demander à la ministre elle-même parce que je n'avais pas de rendez-vous avec elle. Et voilà les choses qu'ils ont mises à disposition, je ne sous-estime pas le travail qui est fait, mais ça fait rire. Ce n'est pas suffisant.

Qu'est-ce qu'on m'a dit, premièrement, dans tout Yaoundé, pour le moment, il y a seulement un centre d'accueil pour les femmes en détresse, qui est collé à l'Hôpital de la caisse. Et on peut te tenir là-bas seulement pendant 72 heures en attendant qu'on trouve des solutions à ton problème.

Deuxième chose, il y a le 116 que tu peux appeler, mais ça ne fonctionne seulement qu'en journée. Et je me demande, depuis quand les victimes de violences domestiques et abus fuient en journée ? Vous avez déjà vu ça ? Si tu es dans une situation dangereuse et que tu veux sortir, le ministère de la Protection de la famille n'a pas de numéro de secours qui fonctionne la nuit. Tu vas faire comment ?

J'ai aussi demandé s'il y a des lois qui sont mises en place. La dame m'a dit oui, il y a le dossier technique, il y a quelque chose en cours comme ça. Ça va être en cours pour combien de temps ? Parce que la dernière fois que j'ai entendu parler de modification de loi pour protéger la femme, c'était quand Divine, paix à son âme, était passée.

Quand j'étais en train de faire les tours, on m'a dit qu'il y a encore une autre fille qu'on a tuée. Ce sont des crimes passionnels violents. Cogner quelqu'un sur la tête est différent de prendre la machette pour la décapiter comme si tu voulais mettre les condiments pour la braise ou bien le barbecue.

Ça c'est le pays où on se trouve. C'est minable. Pour un pays qui a vécu plus de 60 ans après l'indépendance, aussi riches que nous sommes, ce n'est pas assez.


La tiktokeuse est visiblement en colère. Elle milite pour que les choses changent. À voir si elles changeront pour que des vies soient sauvées.