Actualités of Wednesday, 26 August 2026

Source: www.camerounweb.com

Explosif : Me Tchoungang rattrapé par des éléments qui prouvent ses manœuvres pour étouffer la vérité dans l’affaire Martinez Zogo

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Un savoir-faire récidiviste dans l'effacement des traces. C'est le mode opératoire que des sources proches du dossier attribuent à Me Charles Tchoungang, avocat de Jean-Pierre Amougou Belinga dans l'affaire Martinez Zogo. Déjà condamné le 9 mai 2018 à six mois de prison avec sursis pour des faits similaires, l'ancien bâtonnier aurait reproduit la même stratégie dans l'instruction sur l'assassinat du journaliste : faire disparaître les preuves gênantes. La pièce maîtresse au cœur de l'affaire est le téléphone personnel d'Amougou Belinga, sur lequel Justin Danwe a envoyé la vidéo de la torture de Martinez Zogo. Localisé par l'enquêteur Otoulou à Biyem-Assi, l'appareil a été promis par Me Tchoungang à la justice, en présence du commissaire du gouvernement Cerlin Belinga. Depuis, le téléphone n'a jamais réapparu. Une manœuvre qui vise à protéger Amougou Belinga et à éviter que l'appareil ne livre ses secrets. En refusant une tentative de corruption de 500 millions FCFA, le colonel Otoulou est devenu la conscience morale de cette procédure, expliquant les attaques ciblées contre lui.



Explosif : Me Tchoungang rattrapé par des éléments qui prouvent ses manœuvres pour étouffer la vérité dans l’affaire Martinez Zogo

Il y a des méthodes qui ne s'inventent pas, elles s'affinent avec le temps. Dans les couloirs du palais de justice, la réputation de Me Charles Tchoungang le précède : celle d'un habitué des manœuvres de coulisses, rompu à l'art de faire s'évaporer les pièces gênantes pour paralyser le travail des juges. L'affaire du meurtre du journaliste Martinez Zogo en offre aujourd'hui la démonstration la plus éclatante.

Un savoir-faire récidiviste dans l'effacement des traces

Ce mode opératoire consistant à neutraliser les éléments matériels ne date pas d'hier. Déjà condamné le 9 mai 2018 par le Tribunal de Première Instance de Douala-Bonanjo à 6 mois d'emprisonnement avec sursis (Jugement No 1288/CD/CDR) comme le démontrent les documents ci-joints, l'ancien bâtonnier avait vu sa culpabilité établie par des magistrats fermes. Pourtant, comme par enchantement, le factum et la copie de cette décision de justice sont aujourd'hui introuvables. Le plumitif d'audience reste le seul témoin muet de ce tour de passe-passe documentaire.

C'est exactement cette même stratégie de la disparition programmée qui vient d'être appliquée à l'instruction sur l'assassinat de Martinez Zogo.

Le téléphone de l'immeuble Ekang : L’élément matériel qui fait trembler les suspects

La pièce maîtresse au cœur de l'affaire est le téléphone personnel de Jean-Pierre Amougou Belinga. C'est sur cet appareil précis que Justin Danwe a expédié, le 18 janvier 2023 à 13h à l’immeuble Ekang, la vidéo insoutenable montrant la torture du journaliste. Sachant que la justice est à ses trousses, "le Zomloa des crimes" avait pris soin de dissimuler ce téléphone explosif.

Quand l’enquêteur Otoulou parvient à localiser l'appareil du côté de Biyem-Assi et à établir la complicité de Mélissa Amougou dans ce recel de preuve, l'interpellation est imminente. C'est à cet instant précis que Me Tchoungang réactive son savoir-faire. Profitant de la bienveillance et de la complicité du commissaire du gouvernement Cerlin Belinga, l'avocat promet la restitution immédiate de l'appareil et la présentation des suspects.
Promesse volatile : depuis ce jour, le téléphone n’a jamais réapparu. Melissa Amougou et sa bande n’ont jamais été inquiétés.
C’est le maillon manquant susceptible d'apporter une clarté définitive sur le drame.

L'argent face à l'intégrité

Cette manœuvre d'escamotage vise un objectif direct : protéger Amougou Belinga et éviter que le téléphone ne livre ses secrets définitifs. Mais le mur de l'argent et des tractations s'est heurté à la détermination du colonel Otoulou. En refusant une tentative de corruption à hauteur de 500 millions de francs CFA pour altérer le fruit de ses investigations, le 34ᵉ témoin est devenu la conscience morale de cette procédure. C’est précisément la rigueur de ce témoin qui explique les attaques ciblées contre lui et l'évitement systématique des avocats de la défense, peu pressés de le voir détailler ses constatations à la barre.

En s'illustrant une fois de plus par l'évaporation d'une preuve capitale, Me Tchoungang ne fait pas que défendre un client : il récidive dans une méthode qui discrédite la profession d'avocat et exige désormais une réaction ferme des instances déontologiques du Barreau.
L'opinion publique, elle, attend toujours que la lumière soit faite sur la disparition de la vidéo du 18 janvier 2023.

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