Le Conseil de sécessionniste de l’Ambazonie a officiellement décrété un confinement total sur l’ensemble des régions anglophones du 7 au 21 septembre, les samedis et dimanches étant les seuls jours autorisés pour les déplacements essentiels et les « ravitaillements ».
Cette mesure intervient alors que des dirigeants ambazoniens clés, notamment Sisiku Ayuk Tabe, le Dr Cho Ayaba, Abdul Karim et Mancho BBC, restent emprisonnés pour avoir refusé tout compromis sur la revendication d’une indépendance totale.
Les dirigeants sécessionnistes présentent leur lutte comme une décolonisation face à ce qu’ils qualifient d’influence néocoloniale occidentale, le Cameroun agissant comme un mandataire des intérêts français et britanniques dans cette région riche en pétrole. Ils font valoir que le Cameroun lui-même n’a obtenu qu’une indépendance conditionnelle de la France en 1960 et n’a jamais intégré l’Ambazonie à son territoire.
Les analystes qui suivent le conflit affirment que les « villes fantômes » (ordres de rester chez soi et mesures de confinement) sont devenues le principal moyen de pression non militaire du mouvement. Selon eux, cette stratégie vise à infliger un préjudice économique suffisamment important pour contraindre le Cameroun à se retirer. Certains observateurs affirment que ces paralysies répétées ont déjà contribué aux difficultés économiques plus générales du Cameroun.









