La Société nationale des hydrocarbures (SNH) du Cameroun affiche, selon les chiffres cités, une forte dégradation de ses performances en 2025. Cette situation peut rebattre les cartes dans la lutte d’influence autour de la direction de l’entreprise, notamment entre les réseaux associés à Ferdinand Ngoh Ngoh et au clan Moudiki.
La SNH du Cameroun perd 12,47 milliards de FCFA sur son exploitation, son bénéfice net chute de 41 % et seuls ses placements financiers la maintiennent à flot !
Selon les états financiers arrêtés au 31 décembre 2025, le bénéfice net de la Société nationale des hydrocarbures s'établit à 19,98 milliards de FCFA, contre 34,05 milliards un an plus tôt. Le chiffre d'affaires du volet "gestion du portefeuille" progresse de 6,1 %, à 5,545 milliards de FCFA, mais le résultat d'exploitation s'enfonce à moins 12,47 milliards. Les charges de personnel, à 12,41 milliards, dépassent à elles seules le double des revenus commerciaux. Le paradoxe est structurel : l'activité opérationnelle de la SNH détruit de la valeur, et c'est le résultat financier (43,88 milliards de FCFA, en recul de 24 %) qui comble le trou. Les pénalités fiscales, passées de 13,2 millions à 1,32 milliard de FCFA, trahissent une gestion sous tension. Quand la compagnie pétrolière nationale d'un pays producteur ne tire plus sa rentabilité du pétrole mais de ses placements, la question de la gouvernance du secteur se pose avec force.
Ce qui redonne du pep’s à Ferdinand Ngoh Ngoh puissant SGPR par ailleurs PCA de la SNH qui a échoué dans sa première tentative à éjecter le clan Moudiki de cette boîte. Cette fois-ci, Chantoux, incontournable soutien de Nathalie Moudiki, serait à en croire certaines sources sur le point de retirer son bras long derrière cette dernière.
LE Popoli Express









