Actualités of Monday, 24 August 2026

Source: www.camerounweb.com

Fin du régime RDPC : Les proches de Paul Biya face à leurs propres inquiétudes

Il aurait également été victime d'un malaise le 20 mai 2026 au Palais de l'Unité Il aurait également été victime d'un malaise le 20 mai 2026 au Palais de l'Unité

Le contraste entre le discours officiel sur la bonne santé de Paul Biya et les précautions prises par son entourage pour contrôler son image publique est indéniable. Certains responsables craignent que ses apparitions révèlent des difficultés physiques ou cognitives, tout en continuant à défendre son maintien au pouvoir.

Certains responsables qui entourent Paul Biya aujourd'hui semblent anxieux et préoccupés par chacun de ses gestes. Ils redoutent qu'un faux pas ou une apparition publique ne révèle davantage les difficultés physiques dont souffrait Biya, notamment une mobilité réduite, une coordination affaiblie, des troubles de l'élocution et une difficulté à maîtriser pleinement son environnement.

Pourtant, ces mêmes responsables continuaient de le maintenir au pouvoir, au prix, de la confiscation du processus électoral, de violences ayant causé la mort d'une cinquantaine de manifestants et de l'emprisonnement de plus de 3 000 personnes. Tout cela serait motivé par la défense d'intérêts personnels et la volonté de conserver le pouvoir.

Leur communication apparaît également contradictoire. Pendant les 74 jours d'absence prolongée de Paul Biya à Genève, en Suisse, ils affirmaient que le président était en bonne santé, qu'il n'avait jamais été hospitalisé et qu'il continuait à travailler sur ses dossiers. Dès lors, pourquoi s'inquiéter autant de ses gestes et de ses apparitions publiques si son état de santé était réellement satisfaisant ?

Selon certaines informations non officiellement confirmées, Paul Biya aurait été hospitalisé dans une clinique privée de Genève pour une intervention au genou. Il aurait également été victime d'un malaise le 20 mai 2026 au Palais de l'Unité, lors des célébrations de la fête nationale camerounaise, puis d'un autre malaise le 11 juillet 2026 à Genève. Ces informations s'ajoutaient à des rumeurs persistantes concernant d'éventuels problèmes cardiaques et un cancer de la prostate, qui n'ont cependant pas fait l'objet d'une confirmation médicale publique.

Les responsables qui l'entourent seraient consciencieux, que son état physique et ses capacités psychologiques et cognitives ne lui permettront plus d'exercer pleinement la fonction présidentielle. Ils cherchaient donc à contrôler strictement son image publique.

La CRTV, la télévision nationale, serait ainsi soumise à des consignes visant à limiter la diffusion d'images susceptibles de montrer ses difficultés. Les gros plans seraient évités, les problèmes de mobilité ne seraient pas filmés et plusieurs événements seraient diffusés en différé plutôt qu'en direct. Cette gestion de l'image présidentielle s'apparenterait à une forme de censure et de manipulation de l'information.

En définitif, le contraste entre le discours officiel sur la prétendue bonne santé de Paul Biya et les précautions prises lors de ses apparitions publiques alimentent les interrogations.

Daniel Essissima