Actualités of Monday, 24 August 2026

Source: www.camerounweb.com

La tentative de coup d'État autour du faux décret est une entourloupette politique

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Invité de l'émission Libre Expression sur Info Tv, le militant de la société civile Guy Zogo a livré une analyse sans concession de la révision constitutionnelle ayant créé le poste de vice-président. Selon lui, des proches de Paul Biya auraient monté « une entourloupette politique et législative » dans l'espoir de profiter d'un éventuel affaiblissement du chef de l'État pour faire passer quelque chose.


Guy Zogo estime que l'entourage du président Paul Biya, âgé de 94 ans, a cherché à anticiper une éventuelle diminution de ses capacités : « Je suis tenté de penser qu'il y a des gens autour de Paul Biya qui ont monté cette entourloupette politique et législative de vice-président dans l'espoir que, peut-être, lorsqu'il serait un peu diminué, nous pourrions faire passer quelque chose. »

Il compare cette situation à celle des grands-parents dont il faut vérifier le costume : « Nous avons des grands-parents qui ont eu cet âge-là. Et parfois, lorsque vous dites que celui-là est très discret, c'est quand il est discret que vous allez vérifier si son costume ne cache pas l'argent du cacao qu'il a vendu. »


Pour Zogo, c'est cette logique qui explique la tentative de coup d'État autour du faux décret : « C'est d'ailleurs ce qui, selon moi, explique la tentative de coup d'État autour de ce que certains ont appelé les vrais-faux décrets, qui ont failli être lus à la radio nationale. »

Il dénonce une « escroquerie politique », rappelant que le Conseil constitutionnel, composé d'anciens du droit, connaît parfaitement les règles : « Ils savent pertinemment que la Constitution ne dit pas simplement "on peut". La Constitution consacre des règles précises. »


Guy Zogo conclut en dénonçant une insulte au peuple camerounais et à l'intelligence des Camerounais : « C'est même une insulte au peuple camerounais et à l'intelligence des Camerounais. Je leur rappelle toujours qu'ils veulent diriger le Cameroun comme si nous étions encore dans les années 1960, lorsqu'il y avait encore très peu de personnes capables d'analyser les normes en vigueur. »