Dans une lettre ouverte adressée au Délégué général à la Sûreté nationale, Dr Olive Ngobo dénonce publiquement des propos du Colonel à la retraite Didier Badjeck. Celui-ci a affirmé qu’elle-même et le capitaine Effoudou avaient quitté clandestinement le Cameroun après avoir corrompu des agents de la Police des frontières. Dr Olive Ngobo rejette catégoriquement ces accusations, les qualifie de diffamatoires et estime qu’elles portent également atteinte à l’honneur et à l’intégrité des services de sécurité. Elle demande donc l’ouverture de procédures administratives, disciplinaires et judiciaires contre Didier Badjeck et annonce parallèlement ses propres démarches en justice.
LETTRE OUVERTE À MONSIEUR LE DÉLÉGUÉ GÉNÉRAL À LA SURETÉ NATIONALE
Objet : Interpellation institutionnelle, saisine formelle pour diffamation publique, outrage à corps constitué, imputation calomnieuse, atteinte à l’honneur des personnels de la Police des Frontières et à la sûreté de l’État contre le Colonel à la retraite Dr. Didier BADJECK
Monsieur le Délégué Général,
En ce 𝐥𝐮𝐧𝐝𝐢 𝟏𝟕 𝐚𝐨𝐮̂𝐭 𝟐𝟎𝟐𝟔, je m’adresse solennellement à votre haute autorité, en votre qualité de premier responsable de la Sûreté Nationale, par voie de déclaration publique. Il s'agit de porter à votre connaissance, ainsi qu’à celle de l’opinion nationale et internationale prise à témoin, des faits d’une gravité exceptionnelle imputables au 𝐂𝐨𝐥𝐨𝐧𝐞𝐥 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐫𝐦𝐞́𝐞 𝐝𝐞 𝐥'𝐀𝐢𝐫 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭𝐞, 𝐥𝐞 𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐃𝐢𝐝𝐢𝐞𝐫 𝐁𝐀𝐃𝐉𝐄𝐂𝐊, lesquels mettent directement en cause l’honneur de citoyens, l’intégrité des services de sécurité et la crédibilité de nos institutions régaliennes.
Le 𝐕𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞𝐝𝐢 𝟕 𝐚𝐨𝐮̂𝐭 𝟐𝟎𝟐𝟔, au cours d'une émission télévisée sur le plateau de la chaîne 𝐈𝐧𝐟𝐨𝐓𝐕, cet affabulateur, usurpateur et imposteur s’est répandu en allégations mensongères et diffamatoires, affirmant que le 𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐄𝐅𝐅𝐎𝐔𝐃𝐎𝐔 𝐊𝐞𝐧𝐧𝐞𝐭𝐡, ancien Chef du Bureau des Enquêtes et du Renseignement à la Présidence de la République, et moi-même aurions quitté clandestinement le territoire national et nous séjournons sur le territoire français, après avoir remis des sommes d’argent « 𝐜𝐡𝐨𝐤𝐨 » aux agents de la 𝐏𝐨𝐥𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐅𝐫𝐨𝐧𝐭𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 afin de faciliter notre sortie du territoire.
Ces propos ne relèvent ni de la simple opinion, ni de la critique politique, ni de la liberté d’expression. Plus grave encore, ces allégations avaient, semble-t-il, déjà été relayées d'un enregistrement sonore la veille dans un forum de professionnels des médias, au sein duquel, le même auteur évoquait prétendument le résultat de ses « 𝐞𝐧𝐪𝐮𝐞̂𝐭𝐞𝐬 » concluant à notre prétendue exfiltration conjointe.
𝐌𝐨𝐧𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐃𝐞́𝐥𝐞́𝐠𝐮𝐞́ 𝐆𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥, 𝐮𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐧𝐞 𝐬𝐚𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞́𝐞 𝐞𝐧 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐫𝐞̀𝐠𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐬, 𝐩𝐚𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐧𝐞 𝐬𝐚𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐨𝐧𝐝𝐮 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐚 𝐫𝐮𝐦𝐞𝐮𝐫, 𝐥’𝐚𝐟𝐟𝐚𝐛𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐨𝐮 𝐥𝐚 𝐦𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐬𝐜𝐞̀𝐧𝐞 𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞.
Lorsqu’un ancien officier supérieur, haut cadre militaire affirme publiquement qu’un citoyen a corrompu des agents de l’État pour franchir clandestinement une frontière, il ne lance pas une simple polémique : 𝐢𝐥 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐮𝐥𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐜𝐜𝐮𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚̀ 𝐜𝐚𝐫𝐚𝐜𝐭𝐞̀𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐞́𝐧𝐚𝐥 𝐞𝐭 𝐦𝐞𝐭 𝐬𝐢𝐦𝐮𝐥𝐭𝐚𝐧𝐞́𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧 𝐜𝐚𝐮𝐬𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐠𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐝’𝐮𝐧 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐫𝐞́𝐠𝐚𝐥𝐢𝐞𝐧.
Au-delà de l'atteinte directe à mon honneur, de telles imputations caractérisent une tentative délibérée de discréditer un corps constitué de l'État. Accuser la Police des Frontières de 𝐜𝐨𝐧𝐧𝐢𝐯𝐞𝐧𝐜𝐞, 𝐝𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐫𝐫𝐮𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐢𝐯𝐞 𝐫𝐞𝐥𝐞̀𝐯𝐞 𝐝𝐞 𝐥'𝐢𝐦𝐩𝐮𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐚𝐥𝐨𝐦𝐧𝐢𝐞𝐮𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥'𝐨𝐮𝐭𝐫𝐚𝐠𝐞 𝐚̀ 𝐜𝐨𝐫𝐩𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐞́. Sur le plan de la doctrine sécuritaire, cette manœuvre tend à instiller la défiance publique et à créer un différend dommageable entre les 𝐅𝐨𝐫𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐃𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐅𝐨𝐫𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐌𝐚𝐢𝐧𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐝𝐞 𝐥'𝐎𝐫𝐝𝐫𝐞.
Sur le plan strictement administratif et juridique, dans le cadre de mes fonctions, je suis détentrice de titres (passeports) officiels délivrés par l'autorité compétente sur instruction de ma hiérarchie. Je n’ai à ma connaissance, fait l’objet d’aucune 𝐦𝐞𝐬𝐮𝐫𝐞 𝐝'𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐝𝐢𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐫𝐭𝐢𝐞 𝐝𝐮 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 (𝐈𝐒𝐓) 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞, 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐚 𝐒𝐮̂𝐫𝐞𝐭𝐞́ 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 ou le Tribunal Militaire. Mes déplacements s'effectuent dans le strict respect du cadre légal, d'autant plus que je suis par ailleurs consultante des Nations Unies et enseignante au sein des académies militaires à l'échelle internationale. Je ne saurais donc accepter qu’une fiction construite dans l’espace médiatique soit présentée comme une opération clandestine impliquant les services de police aux frontières. L'hypothèse d'une exfiltration clandestine repose sur une construction purement affabulatoire.
Depuis la position qui est la mienne, fille d’un sous-officier à la retraite de l’Armée de terre ayant servi son pays avec honneur, loyauté et fidélité comme technicien radar, sans jamais trahir son serment et ayant fait partie du premier contingent du conflit de Bakassi, et forte de plus d’une décennie d’expérience en tant qu’enseignante au sein des Forces de Défense et de Sécurité, tant sur le plan national qu’international, j’ai conduit ma propre analyse et approfondi mes investigations au regard de mon expertise. Voici ce qu’il en ressort.
Nous avons en face de nous un individu à la moralité douteuse, d’une incompétence notoire, dont le parcours interroge. Les éléments d'appréciation disponibles révèlent une trajectoire marquée par 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐜𝐡𝐞𝐫𝐢𝐞, 𝐥’𝐢𝐦𝐩𝐨𝐬𝐭𝐮𝐫𝐞 ainsi que des faillites académiques et opérationnelles successives. Orienté à la fin des années 1970 et début des années 1980, vers l'Académie d'Aix-Marseille en France pour une formation de pilote de chasse, l'intéressé a subi une réorientation vers la filière hélicoptère, avant d'être à nouveau réorienté vers la maintenance mécanique à la suite d'insuffisances techniques constatées.
Réintégré ultérieurement par la voie d'un recrutement spécial dans un contingent de l’armée, l'usurpation continue du titre de « 𝐩𝐢𝐥𝐨𝐭𝐞 » durant ses trente-quatre (34) années de service, jusqu'à son affectation comme porte-parole des armées, pose la question de l'intégrité des processus de qualification et de la gestion des ressources humaines au sein de la chaîne de commandement militaire. De quelle promotion de l’EMIA est-il le produit ? Qui étaient les membres de son jury ? Qui sont ses camarades de promotion ? Comment a-t-il fait pour devenir porte-parole de l’armée camerounaise après tant d’échecs ? Vous conviendrez qu’avec tant de lacunes, il devient difficile pour cet individu d’avoir les notions élémentaires des missions qu’incarne la Sûreté Nationale !
Face à de telles accusations, j'exhorte vivement 𝐌𝐨𝐧𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐃𝐞́𝐥𝐞́𝐠𝐮𝐞́ 𝐆𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐒𝐮̂𝐫𝐞𝐭𝐞́ 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 à engager la responsabilité du 𝐂𝐨𝐥𝐨𝐧𝐞𝐥 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭𝐞 𝐃𝐫. 𝐃𝐢𝐝𝐢𝐞𝐫 𝐁𝐀𝐃𝐉𝐄𝐂𝐊 en déclenchant sans délai les poursuites administratives, judiciaires et disciplinaires qui s'imposent : il vous appartient de saisir le 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐞̀𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐋𝐚 𝐃𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐬𝐞 (𝐌𝐈𝐍𝐃𝐄𝐅) par une demande d'explications formelle et de déposer une plainte institutionnelle au nom de la 𝐃𝐆𝐒𝐍 pour outrage à corps constitué et diffamation, afin de provoquer l'ouverture immédiate d'une enquête judiciaire par le Parquet, en parallèle de ma propre démarche pénale pour tentative de viol et atteinte à l'honneur, garantissant ainsi que cet officier à la retraite réponde de sa dénonciation calomnieuse devant la justice et subisse de lourdes sanctions disciplinaires militaires pour manquement grave au devoir de réserve et atteinte à la cohésion des forces de sécurité.
𝐋𝐚 𝐝𝐞́𝐬𝐭𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐫𝐞́𝐠𝐚𝐥𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐒𝐮̂𝐫𝐞𝐭𝐞́ 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞𝐫𝐚 𝐩𝐚𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐦𝐨𝐢. Je tiens à réaffirmer avec force, devant l’opinion publique nationale et internationale, tout mon respect pour la Police des Frontières camerounaise, dont le professionnalisme et l'engagement s'inscrivent dans le strict respect des règles républicaines.
Confiante des mesures que prendra la Sûreté Nationale face à ces agissements, veuillez agréer, 𝐌𝐨𝐧𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐃𝐞́𝐥𝐞́𝐠𝐮𝐞́ 𝐆𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥, la double expression de ma haute considération et mes salutations distinguées.
𝐃𝐫. 𝐎𝐥𝐢𝐯𝐞 𝐍𝐆𝐎𝐁𝐎
𝐄𝐱𝐩𝐞𝐫𝐭𝐞 𝐞𝐧 𝐑𝐞𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐈𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞𝐬
𝐒𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐞 & 𝐒𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́
𝑷𝒓𝒆́𝒔𝒊𝒅𝒆𝒏𝒕𝒆 𝒅𝒆 𝑳𝑰𝑽𝑰𝑨 𝑭𝒐𝒖𝒏𝒅𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏









