N’investit pas au Cameroun qui veut, mais qui peut. Le blogueur Peupah Zouzoua le dit autrement : « Investir au Cameroun n’est pas pour les faibles. Malgré tous les efforts et la motivation que tu mettras dans ton business, un jour, tu finiras par craquer parce que le pays fait tout sauf t’encourager à te faire une place ». C’est ce que vit Conforte Mahouvi, une jeune styliste.
Elle a fait une sortie sur les réseaux sociaux dans laquelle elle pointe des irrégularités. « Cela fait 4 jours qu’on n’a pas d’électricité. La baisse de tension, je ne sais pas combien. On a déjà dépensé dans le carburant depuis je ne sais pas combien de jours », dit-elle.
Dans la suite, la compatriote explique qu’Eneo vient quand même te déposer l’avis de coupure : « Je regarde d’abord, je me dis, mais monsieur, vous déposez l’avis de coupure, mais on n’a jamais reçu la facture. Ils disent que oui madame, désolé, on a des problèmes chez nous, les factures ne sortent pas.
Vous devez quand même aller payer votre avis de coupure. Comment vous ajoutez l’argent d’avis de coupure quand on n’a jamais reçu la facture ? Et vous voyez très bien qu’on est en train de tourner sur le groupe, il y a la baisse de tension. Comment est-ce qu’on résout ce problème ?
" Euh, madame, ça n’engage que vous. Si vous voulez, vous ne payez pas et, de toute façon, on va venir couper ". Mais qu’est-ce que vous voulez même dans le pays-ci ? On veut travailler, encouragez quand même les gens. Non, ce n’est pas trop.
Le problème n’est même pas là. Si ce n’est pas ça, ce sont les clients vampires qui vont venir commander les habits. Parce que ce sont nos clients maison, tu vas faire confiance, ils vont te tourner, te tourner. "Non, désolé, je suis en vacances. Non, j’ai un problème".
Mais tu les vois tout le temps entre deux avions. Mais payer les factures, ça les dépasse. Qu’est-ce que vous voulez ? Moi, je ne vends pas le piment, je ne sais pas. Personne n’est derrière moi pour supporter ce business. J’ai plus de 10 employés que je paye chaque mois.
Quand vous tournez avec l’argent des gens dans vos poches et puis vous jouez les gros dos, c’est pour qu’on fasse quoi ?
Quand ce sont les filles qui vont afficher leurs fesses au carrefour là-bas, vous allez dire comment le Cameroun est dépravé, machin. Mais ce sont les mêmes que vous allez inviter au panel pour aller parler parce qu’elles ont acheté les voitures. Elles doivent venir vous expliquer comment elles ont réussi. Nous qui travaillons l’argent propre, l’argent dur là, vous ne voulez pas nous aider. Le Cameroun est maudit ».
On peut se rendre compte de la frustration de la jeune entrepreneure. Les autorités vont-elles l’écouter et assouplir les conditions ? Pas sûr.









