127 stagiaires du programme « Team Excellence » de CAMTEL, qui affirment n’avoir reçu aucune indemnité après plus de six mois de stage, alors que leurs contrats en prévoiraient le versement. Cette situation soulève des interrogations sur la gestion administrative du programme, le respect des engagements contractuels et les conditions d’encadrement des jeunes stagiaires au sein de l’entreprise publique.
CAMTEL : 127 STAGIAIRES DE LA PROMOTION « TEAM EXCELLENCE » DÉNONCENT PLUS DE SIX MOIS D’IMPAYÉS
Plus de six mois après le lancement du programme de stage « Team Excellence » de CAMTEL, plusieurs stagiaires affirment n’avoir toujours perçu aucune rémunération, malgré les dispositions prévues dans leurs contrats. Une situation qui suscite l’incompréhension et alimente un profond malaise au sein de cette promotion répartie entre Yaoundé et Douala.
Lancé en novembre 2025 par le directeur général de CAMTEL, le Dr Ashidi Yah Sunday, le programme « Team Excellence » avait été présenté comme une opportunité destinée à renforcer les compétences des jeunes talents camerounais et à favoriser leur immersion dans l’univers des télécommunications.
Près d’une année plus tard, certains participants décrivent une réalité bien différente.
Selon les témoignages recueillis, environ 127 stagiaires, répartis entre les sites de Yaoundé et de Douala, continueraient d’exercer leurs activités quotidiennes sans avoir perçu la moindre rémunération depuis leur intégration dans le programme.
Les stagiaires affirment pourtant que leurs contrats prévoient le versement d’une indemnité.
« Même l’argent du taxi, nous ne l’avons plus », confie l’un d’entre eux, résumant ainsi les difficultés auxquelles seraient confrontés plusieurs membres de la promotion.
Au fil des mois, la situation serait devenue particulièrement difficile pour certains jeunes, contraints d’assumer eux-mêmes leurs frais de transport, de restauration et les différentes dépenses liées à leur présence quotidienne sur leur lieu d’affectation.
Selon plusieurs témoignages, des démarches auraient été entreprises auprès des responsables administratifs afin d’obtenir des explications sur ces retards.
Mais les réponses apportées n’auraient pas permis d’apaiser les inquiétudes.
« On nous demande simplement d’aller rencontrer directement le directeur général si nous sommes mécontents », rapportent certains stagiaires.
Cette situation soulève plusieurs interrogations.
Comment un programme officiellement lancé par l’opérateur historique des télécommunications peut-il fonctionner pendant plus de six mois sans que les rémunérations prévues dans les contrats ne soient versées ?
Les difficultés rencontrées relèvent-elles de contraintes administratives, de problèmes budgétaires ou d’un simple retard dans le traitement des dossiers ?
Ces questions méritent des réponses claires, d’autant plus que les stages constituent souvent une période particulièrement fragile pour les jeunes diplômés.
Dans un contexte économique marqué par un taux de chômage élevé chez les jeunes, beaucoup considèrent les stages comme une opportunité d’acquérir une première expérience professionnelle, mais également comme un moyen de subvenir à certaines dépenses essentielles.
Au-delà de la question financière, cette affaire pose également la question du respect des engagements contractuels et des conditions d’encadrement des stagiaires au sein des entreprises publiques.
Boris Bertolt









