Quelques mois après le drame meurtrier qui a endeuillé la falaise de Dschang dans la région de l'Ouest, les travaux de réhabilitation de cet axe stratégique sont achevés et la circulation a repris. Sauf que cette réouverture s'accompagne de nombreuses interrogations chez les usagers, les transporteurs et plusieurs observateurs, qui s'inquiètent des conditions de sécurité qu'offre ce tronçon.
Visiblement, les critiques portent sur plusieurs aspects techniques. Le chantier ne prendrait pas suffisamment en compte les contraintes propres à une route de montagne, notamment, de fortes pentes, des risques d'éboulements et la pluviométrie importante.
Des ouvrages complémentaires auraient dû être intégrés, selon elles, dont les murs de soutènement, un système de drainage des eaux de pluie, des dispositifs de stabilisation des talus et glissières de sécurité sur les zones bordant les ravins.
Les inquiétudes se concentrent également sur l'absence apparente de protections capables de limiter les conséquences d'une sortie de chaussée. Sur un tronçon où une simple perte de contrôle peut entraîner des conséquences dramatiques, certains redoutent que ce secteur demeure un point noir pour les transporteurs et les voyageurs.
Au-delà des aspects techniques, cette situation relance le débat sur les mécanismes de contrôle de qualité des ouvrages publics avant leur réception définitive. De nombreuses voix appellent les autorités compétentes à diligenter une expertise indépendante pour vérifier la conformité des travaux aux normes de sécurité applicables aux infrastructures routières en zone montagneuse.
À en croire certains usagers, l'objectif ne doit pas se limiter au rétablissement de la circulation. Ils espèrent que les éventuelles insuffisances pourront être corrigées rapidement afin de préserver des vies humaines et de garantir une circulation durable sur cet axe vital.









