Actualités of Thursday, 13 August 2026

Source: www.camerounweb.com

Publication des nudes : ce que la loi camerounaise dit

Dépravation des mœurs Dépravation des mœurs

La dépravation des mœurs, crise sociétale au Cameroun, l'Indépendant ne se trompe pas. Le journal, dans sa parution n°1051, touche du doigt une réalité, celle de la débauche en vogue dans le pays.

La multiplication de contenus inappropriés en ligne sur les réseaux sociaux fait débat au Cameroun depuis quelques jours. Des vidéos obscènes des filles camerounaises, en quête de visibilité numérique, faisant l'apologie de la débauche, sont partagées sur la toile.

Elles mettent en scène de jeunes filles valorisant la consommation de stupéfiants, l'argent facile et des comportements attentatoires aux bonnes mœurs. Pour le gouvernement camerounais, cette course aux "likes" banalise l'immoralité et détruit les valeurs familiales fondamentales.

Derrière les écrans, la réalité pénale reste implacable. La législation camerounaise punit sévèrement ces dérives numériques. En effet, d'après le Code pénal (Art. 263 à 265), l'outrage public à la pudeur et les publications obscènes exposent leurs auteurs à des peines allant jusqu'à deux ans de prison.

De plus, la loi de 2010 sur la cybersécurité alourdit ces sanctions lorsque les réseaux sociaux servent de haut‐parleur à la dépravation. Pour stopper l'hémorragie, l'État refuse d'agir seul et renvoie la responsabilité au cœur des foyers.

La ministre de la Promotion de la femme et de la Famille, Marie Thérèse Abena Ondoa, exhorte par exemple les parents à briser la démission éducative et à exercer un contrôle strict de l'activité numérique de leurs enfants.

La moralisation de l'espace public camerounais dépendra de ce double verrou : la rigueur de la loi d'un côté et la vigilance parentale de l'autre.