Actualités of Tuesday, 11 August 2026

Source: www.camerounweb.com

Etoudi : dans un système sécuritaire fragmenté, pourquoi le général Beko'o Abondo pourrait devenir l'arbitre de la succession

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Alors que les rivalités s'intensifient au palais d'Etoudi dans la perspective de l'après-Biya, un nom discret revient avec insistance dans les calculs des différents clans : celui du général Raymond Jean Charles Beko'o Abondo, patron de la Garde présidentielle depuis treize ans. Selon des révélations de Jeune Afrique, sa position pourrait s'avérer déterminante en cas de vacance du pouvoir.



D'après les informations de Jeune Afrique, la Garde présidentielle, héritière de la garde républicaine réformée après le putsch manqué de 1984, figure parmi les unités les mieux équipées du pays et constitue une force de combat rapidement mobilisable dans la capitale camerounaise. Placée sous l'autorité directe du chef de l'État, elle est chargée de la protection de Paul Biya et de sa famille. Jeune Afrique souligne qu'en cas de crise, elle devrait pouvoir faire face à d'autres composantes majeures de l'armée, comme le Bataillon d'intervention rapide (BIR) — une capacité qui la place, de fait, en position d'arbitre potentiel dans un paysage sécuritaire marqué par la fragmentation des chaînes de commandement.



Jeune Afrique décrit Beko'o Abondo comme un officier réservé, rigoureux, n'accordant pratiquement aucun entretien et ne commentant jamais les rivalités de palais. Cette posture de neutralité affichée, selon le média, contraste avec l'agitation qui règne autour de lui — et pourrait précisément expliquer pourquoi les différents clans cherchent aujourd'hui à s'assurer, sinon son soutien explicite, du moins sa bienveillance.



Élément notable rapporté par Jeune Afrique : dans l'entourage du général, on estimerait que son avancement a longtemps été freiné précisément parce qu'il refusait de prendre parti pour l'un ou l'autre des clans de Yaoundé. Ses relations seraient devenues difficiles avec certains responsables de la présidence, en particulier avec Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général — une tension qui, selon le média, éclaire d'un jour particulier la portée de sa promotion récente au grade de général.



Selon Jeune Afrique, plus les incertitudes s'accumulent sur la santé du président Biya, plus la position de Beko'o Abondo prend une importance stratégique : dans l'hypothèse d'une vacance du pouvoir ou d'une transition, la capacité de la Garde présidentielle à se ranger — ou non — derrière l'un des camps en présence pourrait peser lourd dans l'issue du rapport de force. Ces éléments, qui relèvent pour l'instant de l'analyse de sources proches du dossier selon Jeune Afrique, méritent d'être suivis avec attention, sans pour autant présumer d'un positionnement politique que l'intéressé s'est toujours refusé à afficher publiquement.