L'absence prolongée de Paul Biya, âgé de 94 ans, qui n'a pas été vu en public depuis plus de deux mois, nourrit l'incertitude et fait grimper les coûts de la dette camerounaise. Selon Bloomberg, les investisseurs obligataires sont de plus en plus inquiets, et les obligations camerounaises affichent les plus mauvaises performances d'Afrique, avec des pertes proches de 2 % depuis la mi-juin. Le statut du Cameroun comme producteur de pétrole, habituellement un atout, ne suffit pas à rassurer face à l'incertitude politique. James Kuate, fondateur de Qantara Asset Management, estime que le Cameroun est une « exception » qui va à contre-courant. Alors que l'incertitude déplaît fortement aux marchés mondiaux, le temps presse pour le Cameroun afin d'apporter des éclaircissements avant un éventuel verdict des investisseurs.
Les investisseurs obligataires camerounais sont de plus en plus inquiets en raison de l'absence prolongée de Paul Biya, âgé de 94 ans, qui n'a pas été vu en public depuis plus de deux mois. Sa dernière apparition remonte au 7 juin 2026 à l'aéroport de Yaoundé-Nsimalen avant son départ pour Genève. En Afrique, une telle absence alimente rapidement les spéculations sur l'avenir politique et nourrit les incertitudes, notamment sur la succession.
Cette situation pèse lourdement sur les marchés obligataires camerounais : le coût de détention de la dette nationale augmente, les rendements des obligations ont atteint leur plus haut niveau depuis avril, avec des pertes proches de 2 % depuis la mi-juin, ce qui constitue la performance la plus défavorable parmi les pays africains. Le statut du Cameroun comme producteur de pétrole, habituellement un atout dans un contexte de flambée des prix de l'énergie due à la guerre au Moyen-Orient, ne suffit pas à rassurer. En comparaison, les producteurs africains comme le Gabon, la République du Congo, l'Angola ou le Nigeria profitent d'une de leurs marges.
Selon James Kuate, fondateur de Qantara Asset Management, le Cameroun est une « exception » qui va à contre-courant et dont l'incertitude politique liée à l'absence de Paul Biya a aggrave l'inquiétude des investisseurs. Alors que l'incertitude déplaît fortement aux marchés mondiaux, le temps presse pour le Cameroun afin d'apporter des éclaircissements avant un éventuel verdict des investisseurs.
(Source : Bloomberg)









