Actualités of Wednesday, 5 August 2026

Source: www.camerounweb.com

Coup d'État : un élément de la sécurité présidentielle confie à sa famille un secret intrigant

Un coup d'État en préparation Un coup d'État en préparation

Le maître n'est pas là, les élèves dansent. Ce vieux dicton résume un peu la situation actuelle dans laquelle se trouve Paul Biya et ses proches collaborateurs, plongeant le pays dans une incertitude totale. Des documents officiels ont été publiés ces dernières heures, confirmant la nomination de plusieurs personnes à des postes très stratégiques alors qu'on sait que Paul Biya ne tient pas debout et est gravement malade. Alors, qui a bien pu prendre ces différentes décisions ? Ou qui signe ces copies, surtout que les signatures diffèrent d'un document à un autre ?

Toujours est-il qu'ils portent tous le nom du locataire du palais d'Etoudi, absent des lieux depuis deux mois. Le président Paul Biya a complètement douché les ambitions de Dieudonné Evina Ndo en élevant, par décret présidentiel le 3 août 2026, le colonel Raymond Jean Charles Beko'o Abondo au grade de Général de brigade, faisant de lui ou le confirmant magistralement à la tête de la garde présidentielle.

La décision prise et annoncée alors que le chef de l'État, âgé de 93 ans, se trouve en Suisse, redistribue totalement les cartes dans la guerre de succession lancée autour de Paul Biya et dont on parle depuis des années maintenant comme étant une guerre qui secoue silencieusement le palais d'Etoudi.

Dieudonné Evina Ndo, qu'on ne se trompe pas, c'est le protégé de la première dame Chantal Biya. Il se trouve actuellement en Suisse avec la délégation qui accompagne le leader du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). L'ex-précepteur des enfants du couple présidentiel s'activait, venons-nous d'apprendre, pour s'emparer de la direction de l'unité d'élite.

Avait-il le soutien de Chantal Biya dans cette quête ? Ce n'est pas sûr sinon il y serait arrivé, connaissant le poids que la première dame a toujours eu aux côtés de son mari. Evina Ndo s'attendait ainsi à l'éviction de Beko'o Abondo. Au lieu de cela, l'homme a éyé promu.

La colère du clan éconduit, des indiscrétions venant de Boris Bertolt, pointe l'échec de ce lobbying qui laisse Evina Ndo furieux contre un arbitrage présidentiel qui l'isole à Genève. Des sources internes bruissent déjà de rumeurs de représailles ou de complots de palais imminents visant à « sauter » le chef de l'État, vieux et fatigué.

À ses proches, Evina Ndo aurait confié en leur interdisant toute fuite pouvant lui créer des problèmes que Paul Biya n'en a plus pour longtemps et que des clans engagés dans la guerre de succession lui ont déjà proposé d'en être pour le coup d'État qui approche pour faire installer l'instigateur dans le trône présidentiel. Seulement, les murs ont des oreilles et les chuchotements peuvent très rapidement devenir des discours à haute voix.