Il a choisi la voix de l'anonymat. Le dénonciateur est allé se plaindre auprès du lanceur d'alerte N'zui Manto à qui il raconte toute l'histoire.
Pour lui, Manto est « la voix des sans voix ». Pour sa présentation, il dit qu'il est un chauffeur de la société Danay Express et écrit au nom de tous les autres chauffeurs. Le contenu de sa lettre.
Je me permets de vous alerter sur les conditions de logement qui nous sont imposées actuellement. Nous sommes logés dans un endroit insalubre : pas de lit, nous dormons à même le sol ; pas de propriété, aucun espace personnel, aucun rangement, aucune intimité ; pas de climatisation/ventilation, la chaleur est insupportable, surtout la nuit ; manque d’hygiène, locaux sales, risques sanitaires.
Ces conditions ne respectent pas les règles minimales d'hygiène et de sécurité. Elles impactent directement notre santé, notre repos et donc notre travail. Nous sommes des employés loyaux et nous donnons le meilleur de nous-mêmes. Nous demandons simplement un logement décent et conforme.
Nous vous demandons de prendre des mesures urgentes pour nous fournir des lits ou matelas propres, assurer la propreté et la désinfection des locaux, installer une ventilation ou une climatisation minimum, nous donner un espace personnel.
Tout cela parce que dormir dans la saleté, sans lit, sans propriété, sans clim respecte ni la dignité, ni le code du travail, ni même l'humain. Surtout à Garoua.
La vidéo a été partagée par le lanceur d'alerte. En effet, la pièce est restreinte et insalubre, les chauffeurs y souffrent.









