Paul Biya est souffrant et fatigué, n'arrivant plus à se lever et à marcher depuis l'hôpital où il se trouve en Suisse, avec sa garde rapprochée. Même si des bruits circulent sur le fait que le natif de Mvomeka'a a retrouvé un peu de peps ces dernières heures, les rumeurs de son incapacité à diriger le pays n'ont pas bougé d'un seul iota. Une brèche qui s'est créée dans laquelle tentent de s'engouffrer deux personnalités qui rêvent de gouverner.
Les révélations s'enchaînent et accusent une seule et même personne. Vous pouvez facilement deviner son nom. Indices : élément très proche de Paul Biya et de sa femme Chantal, présent dans l'entourage du président depuis de longues années, à l'autorisation de faire exécuter les ordres du chef de l'État, etc.
L'activiste AmerKmer ne s'embarrasse pas de détails. Il accuse Ferdinand Ngoh Ngoh et le contre-amiral Joseph Fouda de fomenter un coup d'État contre le président Paul Biya. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, largement relayée au sein de la diaspora et des réseaux d'opposition, il désigne le secrétaire général de la présidence, le SGPR, et le conseiller militaire du chef de l'État comme « les deux hommes les plus dangereux du Cameroun en 2026 ».
Ces accusations, très graves de leur état, apparaissent dans un environnement où la guerre des clans se fait beaucoup plus pressante, marquée par des incertitudes qui entourent le remplacement du président, âgé de 93 ans.
Disons-le très clairement, les deux personnalités visées par AmerKmer détiennent les clés de la sécurité et de la gestion administrative du palais d'Etoudi : Ferdinand Ngoh Ngoh bénéficie d'une délégation permanente de signature du chef de l'État, ce qui en fait le « président bis » aux yeux de ses détracteurs et le contre-amiral Joseph Fouda est l'homme de l'ombre du président depuis trois décennies, gérant les dossiers sécuritaires les plus sensibles du régime.
Le coup peut donc venir d'eux quand on sait que souvent, les putschs sont réalisés par des personnes proches du président. Le cas gabonais, avec Clotaire Oligui Brice Nguema est évocateur.
Paul Biya et sa famille sont donc prévenus. Ils ont déjà échappé de peu à un coup d'État le 6 avril 1984, marqué par des affrontements à Yaoundé et la répression de la garde républicaine.









