La bataille pour la succession de Paul Biya s'intensifie au sein du pouvoir camerounais, avec une rivalité entre plusieurs clans, notamment le clan Bulu et le clan Nanga. Le clan Bulu cherche à renforcer son emprise sur l'appareil militaire en plaçant plusieurs de ses proches à des postes stratégiques, notamment à la tête de la DGRE, de l'État-major des armées et de l'armée de terre. L'objectif est de préparer une prise de contrôle du pouvoir par une révolution de palais ou un coup d'État.
Guerre de succession au Cameroun : La grande offensive du clan Bulu dans l’armée pour prendre le pouvoir
Conscient que le déclin du régime Biya est imminent, les différents clans qui s’affrontent au sein du sérail pour le pouvoir affûtent leurs armes pour l’assaut final, au détriment du peuple qui observe, médusé et passif.
C’est le cas du clan Bulu, constitué de Franck Biya, Mvondo Ayolo, Beti Assomo, Louis Paul Motaze, le général Emmanuel Amougou, le contre-amiral Joseph Fouda, etc. Face au clan Nanga — lui-même divisé en deux sous-clans (celui d'Oswald Baboke et celui de Ferdinand Ngoh Ngoh) —, il fait feu de tout bois pour que le pouvoir ne lui échappe pas. Il manœuvre même en coulisse dans une alliance tactique de survie avec le clan de Ngoh Ngoh.
Ainsi, allant dans cette logique pouvoiriste, le clan Bulu, qui détient sa part du cachet et de la signature de Paul Biya comme les autres clans rivaux, s’apprête à nommer, avec la signature scannée de Paul Biya, trois de ses hommes à des postes clés et stratégiques de l’armée. Ces hommes sont :
- Le colonel à la retraite Joël Émile Bamkoui (à gauche): Des manœuvres sont en cours pour le parachuter à la DGRE. Il remplacera ainsi Jean-Pierre Robins Ghoumo, un proche de Ngoh Ngoh, à la tête du service de contre-espionnage camerounais. Bien qu'appartenant à la communauté Nanga, Bamkoui est pro-Bulu.
- Le vice-amiral Jean Mendoua (à droite): Très corrompu et propriétaire de nombreux biens, l'actuel chef d'état-major de la Marine nationale est pressenti pour remplacer le général d'armée René Claude Meka (actuellement mourant) au poste de chef d’état-major des armées (CEMA). C’est son frère Bulu. Remarquez que cette nomination veut intervenir quelques heures seulement après le décret annonçant la mise à la retraite du Général de division Hector Marie Tchémo, adjoint au chef d’état-major de l’armée camerounaise le général Remi Claude Meka.
- Le général Bouba Dobekreo (au milieu): Produit de la coopération mafieuse entre les mercenaires israéliens et Paul Biya depuis l'époque d'Abraham Avi Sivan, et ami personnel de l’actuel patron du BIR — qui l'a beaucoup enrichi à travers la gestion opaque du Bataillon d’intervention rapide, au point d'en faire un très riche banquier —, il sera quant à lui nommé chef d'état-major de l'armée de terre (CEMAT). Le général Dobekreo semble avoir tourné le dos à Ngoh Ngoh au profit du clan Bulu.
Selon nos sources, l’objectif de cette redistribution des cartes est de préparer un coup d’État ou une révolution de palais à la manière d'Olingui Nguema au Gabon.
Paul Chouta









