Jeanne-Irène Biya est morte en juillet 1992, mais les Camerounais n'arrivent pas à l'oublier. Elle avait tout pour plaire, contrairement à Chantal Biya que la population critique à longueur de journée pour son mode de vie et ses implications dans de nombreux scandales déjà dévoilés.
La première épouse du président de la République, Paul Biya, était la première dame du pays depuis l'accession de son mari au pouvoir en 1982, jusqu'à son propre décès. Il y a bien des anecdotes que beaucoup de personnes ne connaissent. Le lanceur d'alerte Zang se met à raconter l'une d'elles.
Il existe des êtres d'exceptions qui, malgré l'usure du temps, sont simplement inoubliables. Feue maman Jeanne-Irène Biya, née Atyam Ndoumin, fait partie de cette trempe.
Avant le désordre qu'on voit et déplore tous aujourd'hui, il y a eu de l'ordre au palais, notamment autour du président Biya. Jeanne, c'était le sang bleu républicain, la grâce, l'allure, la distinction, la sobriété, l'élégance, le raffinement.
Elle n'était pas exempte de reproches, car nul n'est parfait, mais au moins elle inspirait le respect et la dignité. Le Cameroun avait une first lady digne de ce nom qui faisait la fierté de la femme camerounaise à l'international et les Camerounais étaient fiers de se sentir représentés par une ambassadrice de qualité qui savait s'exprimer avec éloquence et dans un parfait bilinguisme, car oui la femme était d'abord une intellectuelle confirmée qui a fait les études poussées dans le domaine de la médecine.
Au-delà, c'était une femme qui savait se tenir en public comme une véritable dame de son haut rang et qui avait une aura et une prestance naturelle (…). Malheureusement, le mal présent au palais et l'obsession du pouvoir ont eu raison d'elle car elle refusait de s'assujettir et de se plier à l'ignominie et à la bestialité et aujourd'hui plus que jamais, son absence se fait ressentir, surtout quand on voit l'état lamentable dans lequel se trouve le Cameroun.
Les vampires ont tout tenté pour la faire oublier à cause du complexe des morts en essayant malencontreusement d'effacer sa mémoire, mais les belles âmes ne s'oublient jamais. C'est avec cette femme que j'ai compris qu'une personne morte peut tellement complexer une personne vivante qui essayera de l'imiter en tout, mais l'original ne s'imite pas car l'original est une marque déposée.
La mère, juste une parenthèse pour parler de Robert Nkili, ton villageois et méchant de frère qui n'a même pas été capable de mettre un simple puits d'eau potable à Endom pour les populations. Je comprends mieux pourquoi tu t'étais toujours opposée à ce que ton mari le nomme, car tu connaissais mieux que personne ton frère.
Aujourd'hui, les faits te donnent raison quand on voit son très mauvais comportement à Endom et dans les villages à proximité, surtout avec son affaire d'aimer sortir avec les veuves de ses amis. Aussi, faut parler à ton fils Franck. J'espère revenir un jour me recueillir à nouveau sur ta tombe à la résidence familiale en Mvomeka'a. Peut-être que ce jour-là, ton tendre époux sera déjà à tes côtés et le Cameroun aura déjà à sa tête un vrai et véritable président qui aime son peuple et veut son bien.









