Une nouvelle candidate au palais d'Etoudi se fait connaître, la compatriote rêve de devenir la première dame du pays, tenez-vous bien. À 93 ans, Chantal Biya pourrait devenir veuve dans un futur qu'on annonce très proche et les aspirantes à son rôle sont nombreuses.
Les ambitions présidentielles aiguisent toutes les attentions, en cette période où la vacance de pouvoir aurait dû normalement être déjà constatée. Paul Biya a achevé le nombre de jours précisé par la loi constitutionnelle qu'il ne faut pas dépasser en étant loin du pays.
Le patron du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir, ne se porte pas bien et se soigne en Suisse. Ce qui était annoncé comme un « bref séjour privé » à l'étranger a fini par être un long, même un très long séjour dans le pays très calme qu'affectionne particulièrement la famille présidentielle depuis qu'elle occupe le trône.
La situation au sommet de l'État est donc inédite. Le leader est absent. Aucun signe de vie. Aucune communication officielle, pas d'explication donnée à la population. Cela donne place aux rumeurs, aux bruits et aux spéculations. Le fait est que les codes traditionnels de la course au pouvoir se trouvent également bousculés.
Une citoyenne, sans aucun ancrage partisan ni alliance avec le premier cercle du président Paul Biya, participe à une campagne d'un genre nouveau. Son objectif est de devenir la prochaine première dame du pays et elle le chérit fort bien.
L'initiative peut surprendre en ce sens qu'elle n'est pas dévoilée par la principale concernée, mais son partenaire amoureux. Habituellement, le statut de première dame s'obtient par ricochet, dans l'ombre de l'ascension d'un époux candidat. Ici, la démarche est autonome et assumée. La prétendante, issue de la société civile, se fait convaincre par un patriarche appelé Moubitang Pierre-Paul, qui se décrit comme étant un fermier, un chercheur et le fondateur de 'Save Africa'.
La dame n'est autre qu'Anafack Tema Léa, une femme que son amoureux a quand même réussi à faire s'envoler aux États-Unis d'Amérique. Son positionnement se veut totalement indépendant des dauphins présumés et des figures de proue de l'opposition. Elle serait bernée, selon ce que raconte le père de son enfant, par le groupe de Moubitang qui lui soutire tout son argent parce que la Camerounaise travaillait aux USA. Travaillait parce qu'elle ne le fait plus puisqu'elle a choisi de suivre Moubitang et Cie au Cameroun avec son enfant.
Va-t-elle vraiment pouvoir devenir la femme du président ? De quel président parle-t-on ? À voir prochainement.









