Le Tribunal militaire de Yaoundé a examiné des échanges téléphoniques dans le cadre du procès sur l'assassinat de Martinez Zogo. Parmi les éléments projetés figurent des conversations entre le journaliste et l'épouse de Ferdinand Ngoh Ngoh, dont le ton affectueux a suscité la surprise de l'assistance.
Le Tribunal militaire de Yaoundé est marqué en ce moment par la projection de plusieurs échanges téléphoniques analysés par l’expert judiciaire assermenté, le Dr Jean-Pierre Ouloumou, dans le cadre de l’affaire Martinez Zogo.
Parmi les éléments examinés figurent des conversations entre le journaliste assassiné et l’épouse de M. Ferdinand Ngoh Ngoh. Des échanges dont la teneur a suscité étonnement et interrogations au sein de l’assistance.
Selon les messages projetés à l’audience, Martinez Zogo s’adressait à cette dernière en ces termes :
« Bonjour ma mère adorée ».
Ce à quoi Mme Ngoh Ngoh répondait :
« Bonjour mon bébé ».
La révélation de ces échanges a provoqué une vive réaction dans la salle d’audience, où plusieurs observateurs se sont montrés surpris par le caractère particulièrement familier et affectueux de cette correspondance.
Alors que le Dr Jean-Pierre Ouloumou poursuit son analyse minutieuse des communications versées au dossier, ces conversations viennent alimenter les nombreuses interrogations entourant les relations qu’entretenait Martinez Zogo avec certaines personnalités de premier plan de l’appareil d’État.
Par ailleurs, les échanges téléphoniques entre Ferdinand Ngoh Ngoh et Martinez Zogo ont également retenu l’attention de l’assistance. Selon les éléments examinés à l’audience, Martinez Zogo communiquait à Ferdinand Ngoh Ngoh des informations présentées comme sensibles concernant Jean-Pierre Amougou Belinga ainsi que d’autres personnalités de la République.
Au fil de conversations particulièrement nourries, les contenus projetés devant le Tribunal militaire ont mis en lumière l’existence de contacts réguliers entre les deux hommes, suscitant de nombreuses interrogations parmi les observateurs présents à l’audience.
L’examen des échanges se poursuit devant la juridiction militaire.
Pharel Ateba









