L'affaire dite Jessica Edima ou les nattes ministérielles fait trembler toute la capitale de Yaoundé en ce moment ainsi que la toile camerounaise. L'identité des influenceuses connues, les détails des personnalités publiques qui couchent avec elles en étant séduites par leurs nattes et leur grosse poitrine, des liasses de billets qui circulent, etc., tout est là.
Pour faire un résumé, tout commence avec Jessica Edima, encore appelée Jess Miss. Des captures d'écran et des échanges privés fuitent.
On y parle d'un réseau proxénète où des jeunes femmes aux nattes collées sont très demandées par certains 'grands' du pays. La phrase choc qui circule est la suivante : « Ces grands aiment les nattes et les gros s3ins ».
Jessica Edima, accusée par une de ses anciennes amies qui s'adonnait également à la pratique, sort du silence pour nier les faits : « Je ne suis jamais sortie avec un ministre ni un député. Je ne les ai jamais rencontrés ».
La compatriote ajoute en substance : « Arrêtez de m'associer à eux (aux autorités du pays, ndlr), je ne veux pas d'ennuis ». Le démenti a été clair, mais le feu avait déjà été allumé.
Quelques heures plus tard, les vidéos sont arrivées. Jessica Edima et Kimmy Crush couchent en effet avec des hommes dans des hôtels de la ville et elles sont chèrement payées. Comment les images ont-elles fait pour se retrouver sur la toile ? C'est la grande interrogation.
La réponse à cette question est que les deux personnes ont été trahies par leur volonté de swapper leur iPhone en un moment donné. Elles pensaient avoir supprimé les vidéos tournées en plein acte, mais elles étaient toujours présentes dans le téléphone.
Ce serait un vendeur de téléphone qui a reçu les appareils des deux personnes, dans un deal qui leur a permis de récupérer un autre iPhone plus avancé que ceux qu'elles utilisaient. Le commerçant aurait alors mis la main sur les images et ce serait lui qui les aurait publiées pour montrer au public que Jessica et Kimmy mentent lorsqu'elles affirment que tout ceci n'était que du buzz et qu'elles ne 'vendent pas du piment'.
Autrement dit, le vendeur a longtemps gardé ses fichiers et ne les aurait pas divulgués si les deux jeunes femmes n'avaient pas essayé de se moquer de l'intelligence des Camerounais. En avait-il le droit ?









