Actualités of Friday, 24 July 2026

Source: www.camerounweb.com

Martin Savom, l'homme qui détient toute la vérité sur l'assassinat de Martinez Zogo

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Un nouveau nom s'invite dans le feuilleton judiciaire le plus médiatisé du Cameroun. Selon des informations recueillies par plusieurs sources proches du dossier, Martin Savom serait le maître d'œuvre de l'assassinat de Martinez Zogo. L'homme aurait orchestré un plan machiavélique visant à attribuer le crime à trois hautes personnalités : Laurent Esso, Jean-Pierre Amougou Belinga et Louis Paul Motaze, dans le but de provoquer la chute du ministre des Finances.


Selon ces informations, Martin Savom, qui entretenait des relations régulières avec Martinez Zogo, aurait conçu un plan pour attribuer l'assassinat du journaliste à trois hautes personnalités de l'État. L'objectif était de provoquer l'audition de Laurent Esso, Amougou Belinga et Louis Paul Motaze, afin de fragiliser ce dernier et de permettre à un proche de la Première Dame de prendre le contrôle du ministère des Finances.

Trois jours avant l'assassinat, Savom aurait fait dire à Martinez Zogo de répéter cette phrase : « Si quelque chose m'arrive, c'est Jean-Pierre Amougou Belinga. » Une manipulation qui a réussi à orienter l'opinion nationale et internationale vers Amougou Belinga comme commanditaire présumé.

Des révélations sur les transactions financières entre Amougou Belinga et Motaze
L'affaire aurait commencé lorsqu'un journaliste, ancien collaborateur d'Amougou Belinga, a livré des informations compromettantes sur les relations financières entre le patron du Groupe L'Anecdote et le ministre des Finances, Louis Paul Motaze. Ce journaliste, menacé de prison par Amougou Belinga, aurait troqué sa liberté contre la révélation de ces secrets à la présidence de la République.

Un proche de la Première Dame, contacté par Samuel Eto'o, aurait proposé un marché : livrer tous les secrets des transactions financières entre Amougou Belinga et Motaze en échange de la liberté du journaliste. Le compte rendu aurait été fait au chef de l'État, qui aurait convoqué Louis Paul Motaze à la présidence.

Motaze se serait justifié en expliquant que l'argent donné à Amougou Belinga provenait des lignes budgétaires 94 et autres, habituellement utilisées pour soutenir les opérateurs économiques. Paul Biya lui aurait demandé de rentrer, puis aurait ordonné la suspension de ces deux lignes.


Pour les partisans de cette thèse, Jean-Pierre Amougou Belinga n'est pour rien dans l'assassinat de Martinez Zogo. Il serait la victime d'un complot visant à le faire condamner pour un crime qu'il n'a pas commis. Martin Savom, en orchestrant cette mise en scène, aurait cherché à satisfaire une haute personnalité de la présidence de la République désireuse de contrôler le ministère des Finances.

Ces révélations, si elles se confirment, relancent le débat sur les commanditaires réels de l'assassinat de Martinez Zogo, et pourraient bouleverser le procès en cours devant le Tribunal militaire de Yaoundé.