Actualités of Thursday, 23 July 2026

Source: www.camerounweb.com

Proxénétisme au Cameroun : Voici ce que dit la loi et comment les victimes peuvent obtenir justice

Les victimes peuvent également se constituer partie civile devant les juridictions Les victimes peuvent également se constituer partie civile devant les juridictions

Le proxénétisme est une infraction punie par le Code pénal camerounais, avec des peines pouvant aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et un million de FCFA d'amende, assorties de sanctions plus lourdes dans certaines circonstances.

Au Cameroun, le proxénétisme est une infraction sévèrement réprimée par l'article 294 du Code pénal. La loi sanctionne toute personne qui provoque, facilite ou tire un profit de la prostitution d'autrui, que ce soit de manière habituelle ou occasionnelle.

Les peines prévues vont de 6 mois à 5 ans d'emprisonnement et d'une amende de 20 000 à 1 000 000 de FCFA. Elles sont aggravées lorsque les faits sont commis avec violence, menace, fraude, par le propriétaire d'un établissement où se pratique la prostitution, ou encore lorsque la victime est âgée de moins de 21 ans ou que l'auteur exerce une autorité parentale ou coutumière sur elle.
Au-delà des sanctions pénales, les victimes disposent de plusieurs mécanismes pour faire valoir leurs droits. Elles peuvent déposer une plainte auprès d'un commissariat de police, d'une brigade de gendarmerie ou directement auprès du Procureur de la République territorialement compétent. Une enquête est alors ouverte afin d'établir les responsabilités et de poursuivre les auteurs.

Les victimes peuvent également se constituer partie civile devant les juridictions compétentes. Cette démarche leur permet de demander la réparation du préjudice subi, qu'il soit matériel, moral ou psychologique. Si le tribunal reconnaît la responsabilité de l'auteur, il peut le condamner au paiement de dommages et intérêts en plus des peines d'emprisonnement et des amendes prévues par la loi.

Dans les affaires impliquant des mineurs ou des personnes particulièrement vulnérables, les autorités judiciaires et les services sociaux peuvent mettre en œuvre des mesures de protection, d'accompagnement et de réinsertion afin de garantir la sécurité et la dignité des victimes.

À travers ces dispositions, le législateur camerounais entend non seulement réprimer les réseaux de proxénétisme, mais aussi protéger les victimes, restaurer leurs droits et lutter contre toutes les formes d'exploitation de la personne humaine.

Shance Lion