Le Cameroun se prépare à affronter l'un des moments les plus historiques, avec le départ du président de la République, Paul Biya, qui devient quasi certaine. En l'état, le leader politique n'est pas au pays et c'est là toute la curiosité, surtout vu le temps déjà passé à l'étranger et ce que la loi nationale stipule par rapport à cette question.
En droit camerounais, tout le monde peut le vérifier, la vacance du pouvoir présidentiel est encadrée par la Constitution, la loi mère. Elle est prononcée dans des cas limitatifs dument constatés par le Conseil constitutionnel comme le décès du président, sa démission ou son empêchement définitif.
Ici, on est face au troisième cas, bien que certains lanceurs d'alerte parlent aussi du décès de Paul Biya en Suisse, pays dans lequel il se trouve depuis des semaines maintenant pour des soins de santé intensifs et son propre repos. La gestion de la vacance de la présidence de la République est un pilier crucial de la stabilité institutionnelle dans tous les pays, surtout à démocratie fragile.
À Yaoundé, elle ne pourra être déclarée de manière officielle que lorsque le processus implique directement les hautes institutions juridiques et tous les feux semblent être au vert pour foncer. Auparavant, selon la constitution, l'intérim à la tête de l'État est assuré de plein droit par le président du Sénat jusqu'à ce qu'une nouvelle organisation des élections ait lieu. Mais depuis les révisions constitutionnelles, notamment celle d'avril 2026, le poste de vice-président de la République a été créé. Ce dernier est désormais l'acteur chargé de saisir le Conseil constitutionnel pour constater la vacance.
Justement, lundi 20 juillet passé marque le 43ème jour de Paul Biya hors du territoire national. Ainsi, le compte à rebours est officiellement lancé car il reste juste 48 heures pour déclarer, selon la Constitution du pays, la vacance du pouvoir si le président est toujours absent à son poste, rappelle l'activiste Zang qui ne se trompe pas.
Concrètement, avance le membre de la diaspora, « Paul Biya doit obligatoirement rentrer le mardi 21 ou au plus tard le mercredi 22 juillet au Cameroun ». Passé ce délai, le mari de Chantal Biya ne sera plus constitutionnellement le président de la République du Cameroun et dans ce cas, l'homme cité plus haut devra gérer les affaires courantes le temps d'organiser de nouvelles élections présidentielles.
Se dirige-t-on vers ce scénario, ça en a tout l'air, même si un retour de Paul Biya à la dernière minute n'est pas à exclure. Les dernières heures s'annoncent très importantes pour le pays.









