Il y a des choses incroyables qui peuvent se produire, mais celle-ci aussi en fait partie ? Sans en avoir jamais été témoin, aucune réponse définitive, qu'elle soit affirmative ou négative, ne peut être donnée.
La veuve est claire sur le fait que même mort, son mari continue à venir lui faire l'amour chaque nuit. Mais comment cela se déroule-t-il ? Témoignage !
À ceux qui jugeront, souvenez-vous que l'amour, parfois, devient plus fort que la mort. Je m'appelle Sarah, j'ai 32 ans et j'habite à Paris. Je ne sais vraiment pas par où commencer. Je n'ai jamais parlé de cela à personne. Même écrire ces lignes me donne l'impression d'être folle et pourtant, chaque mot que vous allez lire est vrai.
Mon mari, Mathieu, est mort il y a deux ans dans un accident de voiture. C'était un soir de pluie. On venait de se disputer pour une bêtise, le dîner qu'il avait oublié de réchauffer. Il a claqué la porte, il a pris sa voiture et à 22h47, j'ai reçu l'appel de l'hôpital.
Quand je suis arrivée, son corps était encore chaud. Ce jour-là, j'ai enterré mon mari et j'ai enterré toute envie de vivre. Trois jours après son enterrement, je n'ai pas dormi. Je me suis couchée nue, le cœur broyé, le corps vide. Vers trois heures du matin, j'ai senti le matelas s'enfoncer derrière moi.
J'ai sursauté. Il n'y avait personne. Et pourtant, je sentais son odeur. Son parfum préféré, celui qu'il mettait toujours avant de venir m'embrasser dans le cou. Et puis quelque chose d'invisible s'est allongé contre mon dos. Une chaleur. Une présence. Un souffle sur ma nuque et une voix ou plutôt une pensée, glissée dans ma tête : « Je suis là mon amour ».
Je me suis mise à pleurer. Et alors que mes larmes coulaient, j'ai senti ses mains fantômes écarter mes cuisses. Elles n'étaient pas là, mais mon corps réagissait comme si elles l'étaient. Cette nuit-là, il m'a fait l'amour. Tendrement. Lentement. Comme avant. Et quand tout a été fini, il a disparu. L'odeur s'est éteinte, la chaleur s'est dissipée et je suis restée là, nue, tremblante, le cœur battant à m'en exploser.
Depuis ce soir-là, il vient chaque nuit. Alors j'ai arrêté de dormir habillée. J'ai enlevé les draps, je dors nue, offerte, dans le noir complet. Je garde les rideaux fermés et je place toujours sa photo sur la table de chevet. À minuit, les lumières s'éteignent toutes seules. Le silence devient lourd et l'air se charge d'électricité. Puis, une langue invisible l3che lentement ma cuisse, glisse le long de mon ventre, jusqu'à ma partie la plus intime. C'est comme un feu glacé.
Je tremble de peur et de désir. Je me crispe, je le supplie d'arrêter, mais je ne le veux pas vraiment. Et quand il me p3nètre, il n'y a rien et tout à la fois. Aucune chair. Aucun corps. Mais une vague d'extase qui m'arrache des cris que je ne reconnais pas. Chaque nuit, il me possède. Et chaque matin, je me réveille seule, le drap trempé de sueur et d'autres choses. Mes cuisses collées, mon cœur battant comme s'il allait exploser.
J'ai essayé d'en parler. À ma sœur. À mon médecin. À un prêtre même. Ils m'ont tous regardée comme une folle. Le prêtre m'a dit que c'était un démon sexuel, un incube. Le médecin m'a prescrit des somnifères. Ma sœur m'a suppliée de consulter un psychiatre. J'ai essayé, mais même sous calmants, il vient.
Il passe à travers les murs, à travers les cachets, à travers mes prières et quand je tente de résister, il me chuchote dans le noir : « Tu es à moi jusqu'à ton dernier souffle ». Et le pire, c'est que je le veux. Même morte de peur, je le désire. Comme si mon corps n'appartenait plus qu'à lui. Une fois, j'ai installé une caméra dans la chambre. Quand je me suis réveillée, la carte mémoire était vide. Juste une image fixe de moi, nue, endormie, bouche entrouverte. Et sur ma hanche, il y avait une marque rouge en forme de main d'homme.
Il y a deux mois, j'ai rencontré un autre homme. Il est doux. Vivant. Il veut m'aimer. Mais chaque fois qu'il tente de me toucher, j'entends dans ma tête la voix de Mathieu : « Tu es à moi ». Alors mon corps se ferme. Je n'éprouve plus rien.
Il est là. Il m'attend et je vais le laisser me prendre encore parce que je suis à lui. Vivante ou morte.









