Les nouvelles vont bon train concernant l'état de santé de Paul Biya, le président se trouvant loin de son pays. La Suisse accueille de nouveau l'homme âgé de 93 ans que certains annoncent très souffrant et fatigué tandis que d'autres parlent de sa mort qui est en train d'être cachée à la population afin de préparer sa succession, avec par exemple, Chantal Biya qui est très active et a du sang sur les yeux.
Paul Biya est hors du pays depuis maintenant environ un mois et demi, selon les décomptes. Dans une récente sortie sur les réseaux sociaux, sa fille Brenda Biya affirme que Biya est mourant.
L'information de ce membre très proche de son père a été démentie dans la foulée par le pouvoir de Yaoundé. Il contredit cette version en indiquant que le plus vieux chef d'État encore en exercice au monde travaille en toute tranquillité depuis l'hôtel intercontinental de Genève en Suisse.
Cela n'empêche pas les observateurs avisés de parler de la fin de règne de Paul Biya qui se rapproche de jour en jour. Le chef de l'État, porté disparu depuis 41 jours en Suisse, vibre aux rythmes des bagarres au Cameroun, avance le lanceur d'alerte N'zui Manto.
Il sait de sources sures que Ferdinand Ngoh Ngoh (secrétaire général de la présidence de la République) bagarre avec Oswald Baboke (directeur adjoint du cabinet civil de la présidence) pour le poste de vice-président. Du côté des femmes, Chantal Biya bagarre avec Nathalie Moudiki qu'elle veut chasser de la Société nationale des hydrocarbures (SNH) pour y placer son fils, selon le même observateur qui assure que « ce n'est pas fini » et que « d'autres bagarres sont silencieuses ou en gestation ».
Cette volonté supposée de la première dame du pays d'imposer son fils aîné, Franck Hertz, à la tête de la SNH marque la lutte féroce pour le contrôle des ressources pétrolières et, notamment, les enjeux de la succession à la tête de l'État camerounais.
L'enjeu est de taille, la Société nationale des hydrocarbures est la véritable mamelle financière de l'État du Cameroun, elle représente un levier de pouvoir immense, tant pour financer des réseaux politiques que pour sécuriser des intérêts économiques à long terme. Actuellement dirigée de facto par Nathalie Moudiki, l'épouse du directeur général historique Adolphe Moudiki, en raison de l'absence de ce dernier pour des raisons de santé, elle attise de la convoitise.
C'est là l'explication de la brouille entre Chantal Biya et Nathalie Moudiki, autrefois alliées et amies inséparables. L'affaire risque d'aller loin, surtout si la famille Moudiki refuse de céder.









