Actualités of Thursday, 16 July 2026

Source: www.camerounweb.com

Maurice Kamto et Kah Walla détruisent Atanga Nji en mondo vision

Kah Walla démonte la fermeture des 1400 églises Kah Walla démonte la fermeture des 1400 églises

À la suite de la fermeture de 1 400 églises de réveil annoncée par le ministre Paul Atanga Nji après le meurtre d'une fillette à Yaoundé, Kah Walla critique la gestion des autorités, estimant que cette décision révèle surtout les défaillances de l'État dans le contrôle des associations religieuses.

Le 8 juillet 2026, le ministre de l'Administration territoriale Paul Atanga Nji annonçait la fermeture de 1 400 églises de réveil jugées « non conformes », suite au meurtre tragique d'une fillette de 11 ans à Nkolndongo, tuée par une fidèle sous l'emprise présumée d'un « prophète ». La mesure a été appliquée dès le week-end suivant à Yaoundé. Résultat : un tollé chez les responsables d'associations religieuses, qui dénoncent un acharnement.

Dans cette édition, Kah Walla livre une analyse sans concession qui va bien au-delà du fait divers :
-« 1400 églises sont sorties d'où ? » — Pour elle, ce chiffre n'est pas la preuve d'un zèle réglementaire, mais l'aveu d'une défaillance chronique du ministère censé encadrer l'enregistrement des associations religieuses depuis des années.

-Un État qui laisse pourrir puis frappe — Kah Walla dresse un parallèle direct avec l'effondrement d'immeuble à Douala : un gouvernement qui n'exerce pas sa mission de contrôle en amont, laisse le chaos s'installer, puis sort « le bâton pour fouetter les citoyens » quand le drame survient.

-Deux poids, deux mesures ? — Elle interroge aussi la légalité des injonctions faites aux Témoins de Jéhovah de se conformer à certaines politiques publiques, rappelant qu'aucune loi camerounaise n'oblige un citoyen à exécuter l'hymne national, tout en distinguant clairement ce point du cas de non-assistance à mineur en danger, où l'intervention de l'État est, elle, légitime.

-La position du MRC — Le parti réaffirme son attachement à la laïcité et à la liberté de culte garantie par la Constitution de 1990, tout en reconnaissant la nécessité d'un encadrement légal des structures religieuses. Le MRC pointe cependant une instrumentalisation électoraliste des églises par le pouvoir en place, qui entretiendrait la prolifération de structures non réglementées quand cela sert ses intérêts, pour ensuite s'en prendre à elles de façon sélective.

En résumé : ce n'est pas la fermeture d'églises illégales qui pose problème — c'est l'absence d'État de droit qui permet à ce chaos de s'installer avant de le réprimer arbitrairement.

Mayor Cyrille