Lors d'un événement officiel en présence des employés de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), Nathalie Moudiki, épouse de l'administrateur directeur général Adolphe Moudiki, a adressé un avertissement ferme à ceux qui critiquent son mari ou le président Paul Biya. Elle a prévenu qu'elle sanctionnerait toute personne qui s'en prendrait encore à ces deux figures qu'elle considère comme des « icônes » et des « monuments ».
Nathalie Moudiki, qui est également directrice des Affaires juridiques de la SNH et présidente du conseil d'administration de CSTAR, s'est exprimée devant les employés de la compagnie pétrolière nationale. Elle a déclaré qu'elle ne tolérerait plus les attaques contre son mari, Adolphe Moudiki, ni contre le président de la République, Paul Biya.
Selon elle, ces deux figures sont des « monuments » que le patriotisme impose de protéger contre toute injure. Une déclaration qui intervient alors que son mari, Adolphe Moudiki, est absent des conseils d'administration et des grandes réunions internationales depuis près de trois ans, selon les accusations du bâtonnier Akere Muna, qui dénonce une « vacance déguisée en direction ».
En l'absence de son mari, Nathalie Moudiki est devenue l'administratrice directrice générale de facto de la SNH. Elle cumule plusieurs fonctions au sein de la compagnie : directrice des Affaires juridiques, conseillère technique, et présidente du conseil d'administration de CSTAR, une structure dans laquelle la SNH aurait engagé des fonds publics sans approbation du conseil d'administration, selon Me Muna.
Cette concentration de pouvoirs suscite des interrogations sur la gouvernance de la SNH. Le bâtonnier Akere Muna a récemment dénoncé une situation où les documents portant la signature d'Adolphe Moudiki seraient en réalité signés via une image scannée, et non par sa main.
Les déclarations de Nathalie Moudiki interviennent dans un contexte où la SNH est régulièrement critiquée pour son opacité et ses pratiques de gouvernance. L'absence prolongée d'Adolphe Moudiki, qui serait introuvable depuis près de trois ans, a été dénoncée par plusieurs observateurs, dont Akere Muna, fondateur de Transparency International Cameroun.
La sortie de Nathalie Moudiki, qui menace de sanctions les détracteurs, pourrait être perçue comme une tentative d'intimidation des employés de la SNH et de l'opinion publique.









