Actualités of Tuesday, 14 July 2026

Source: www.camerounweb.com

Une vidéo prise à Kondengui montre comment les prisonniers souffrent pour manger par jour

La faim en prison La faim en prison

Que personne n'ait le malheur d'être envoyé à la prison centrale de Yaoundé, même pas pour une journée entière. Les conditions de détention sur les lieux sont tout sauf normales et la plupart ne sortent plus de là en étant la même personne qu'ils étaient avant d'y entrer.

À Kondengui, la malnutrition est un défi quotidien. Avec un budget de l'État pour la ration estimé à moins d'un dollar par détenu et par jour, les repas sont incontestablement insuffisants.

La nourriture est de mauvaise qualité et souvent l'objet de trafics internes. C'est une situation qui enfonce de nombreux prisonniers dans une précarité alimentaire sans précédent.

Là-bas, il existe des détenus indigents qui n'ont pas de famille pour leur apporter ce qu'il faut manger. Même ceux qui en ont se font souvent détourner/voler leur nourriture qu'on leur apporte par les gardiens de la prison ou leur supérieur hiérarchique.

Selon une source que nous avons contactée, pour survivre à la faim à Kondengui, il faut bien payer les gardiens et être dans les petits papiers des barons de la prison (les prisonniers qui se targuent de leur ancienneté dans la 'maison').

« Une autre difficulté non moindre se trouve dans la gestion des provisions et des dons qui sont destinés aux prisonniers, venant de la part des Organisations non gouvernementales, des associations de défense des droits de l'homme, etc. », nous fait-on savoir.

Il arrive fréquemment que les rations de base et les aides humanitaires fassent l'objet de détournements. Le vice, l'égoïsme et la cupidité sont monnaie courante dans la place, nous confie-t-on.

Par exemple, sur ces images publiées par N'zui Manto, on voit comment les détenus luttent contre eux-mêmes pour avoir quelque chose à manger. Dans cette bataille qui a lieu chaque jour, ce n'est pas tout le monde qui obtient ce qu'il veut. Il y en a qui restent affamés.