Actualités of Tuesday, 14 July 2026

Source: www.camerounweb.com

Blanchiment d’argent : L’homme d’affaires Bertin Tchoffo cité dans le scandale Baboké

Bertin Tchoffo gère les affaires du couple Baboke Bertin Tchoffo gère les affaires du couple Baboke

L’homme d’affaires camerounais Bertin Tchoffo serait un prête-nom du Directeur adjoint du cabinet civil de la présidence de la république, Oswald Baboke.

Selon les confidences du lanceur d’alertes Boris Bertolt, Bertin Tchoffo gère les affaires du couple Baboke, du savon, à l’huilerie en passant par le pétrole et particulièrement les stations-services.

« Ce n’est pas un hasard si vous l’avez découvert à la télévision depuis seulement moins de 5 ans et vous avez appris qu’il est homme d’affaires. C’est un pasteur de l’église d’Oswald Baboke. », confie Boris Bertolt.


Bertin Tchoffo : De la rue en France à la tête d’un empire agroalimentaire au Cameroun

L’histoire de Bertin Tchoffo est celle d’une résilience hors du commun et d’un génie entrepreneurial ancré dans les réalités africaines. Fondateur de PAFIC Sarl, cet entrepreneur camerounais visionnaire a bâti, à partir d’un simple tubercule – le manioc – un écosystème industriel qui emploie aujourd’hui plus de 1000 personnes et ne cesse de croître.

Tout commence par une passion : celle de redonner au manioc, produit local souvent sous-estimé, sa juste valeur économique et sociale. Sur plus de 1300 hectares de terres agricoles, Tchoffo fait pousser cette culture vivrière stratégique. Chaque jour, son usine transforme environ 20 tonnes de manioc pour produire une large gamme de produits dérivés : farine de manioc, garri, farine composite, et bien d'autres.

Mais l’ambition de Tchoffo ne s’arrête pas à la transformation primaire. Son entreprise va plus loin, intégrant une boulangerie moderne où les farines produites localement servent à confectionner du pain, des croissants et autres viennoiseries, offrant ainsi une alternative africaine aux produits issus du blé importé. Plus récemment, PAFIC Sarl a diversifié ses activités vers la cosmétique naturelle, en valorisant l’huile de palme dans des gammes de savons, lotions et soins corporels.

Avec cinq points de distribution déjà opérationnels à Yaoundé, l’entreprise ambitionne d’en ouvrir 100 autres dans les prochaines années, marquant ainsi sa volonté de couvrir l’ensemble du territoire national et, à terme, de se positionner sur le marché régional.
Derrière ce succès se cache un parcours semé d’embûches. Avant de devenir chef d’entreprise, Bertin Tchoffo a connu la dure réalité de la vie sans-abri dans les rues de France. Ce passé difficile ne l’a pas abattu ; au contraire, il a forgé sa détermination. En 2012, il prend une décision audacieuse : revenir au Cameroun et investir dans la terre, dans le manioc, dans la transformation locale. Une décision qui s’est révélée visionnaire.

Aujourd’hui, il milite activement pour la souveraineté alimentaire et le développement des filières agricoles locales, particulièrement celle du manioc, qu’il considère comme un levier essentiel pour l’industrialisation de l’Afrique.

Bertin Tchoffo ne se contente pas de réussir – il inspire, il construit, il transforme. Il prouve, par l’exemple, que l’Afrique peut produire, transformer et consommer ses propres ressources, tout en créant de la valeur et des emplois durables.