L'affaire du viol présumé d'une fillette de trois ans à l'Olympic Glory School d'Odza, à Yaoundé, connaît un nouveau rebondissement. Selon des informations exclusives, les premières conclusions médicales indiquent que l'enfant n'a ni été touché ni violé à l'école. Les secondes expertises ont révélé que le col était fermé et n'ont pas établi de pénétration, mais des attouchements sont suspectés.
L'affaire avait provoqué une vive émotion au Cameroun après qu'une vidéo de la mère de la victime, devenue virale sur les réseaux sociaux, a déclenché une vague d'indignation . Des centaines de femmes avaient manifesté devant l'établissement scolaire pour réclamer justice, avant d'être dispersées par les forces de l'ordre .
La famille de l'enfant a porté plainte contre l'établissement, qui a à son tour porté plainte contre la famille pour diffamation . Une rencontre entre les autorités, l'école et la famille de la victime s'est tenue au sein de l'établissement, en présence de deux membres du gouvernement . Le ministre de l'Éducation de base, Laurent Serge Etoundi Ngoa, a invité les uns et les autres à ne pas se substituer à la justice .
Selon nos informations exclusives, les premières conclusions médicales indiquaient qu'aucun acte de pénétration n'avait été constaté. Les secondes expertises confirment que le col était fermé et n'ont pas non plus établi de pénétration, en revanche des attouchements sont suspectés.
Ces éléments, s'ils se confirment, pourraient modifier la qualification juridique des faits, passant de « viol » à « attouchements sexuels » ou « agression sexuelle », des infractions punies de peines différentes par le code pénal camerounais .
Le ministre de l'Éducation de base a indiqué que si l'école était incriminée, des mesures iraient de la suspension à la fermeture de l'établissement . Pour l'heure, l'enquête se poursuit et les conclusions définitives des expertises médicales sont attendues.
Cette affaire a mis en lumière les failles du système éducatif et judiciaire camerounais, et ravivé les interrogations sur la protection des enfants dans les établissements scolaires. Les parents d'élèves, mobilisés, attendent désormais que la justice fasse toute la lumière sur ce drame.









