C’est l’information absolument inquiétante que nous avons réussi à avoir. Tout par de l’audit annoncé des allocations familiales. La conséquence sera immédiate pour plusieurs fonctionnaires, ménages et tous les membres qui les composent.
Confirmation totale de Boris Bertolt sur les inquiétudes à voir chez un certain nombre de fonctionnaires qui redoutent des retombées sur les secteurs de la sécurité et de l’éducation.
L’opération d’audit des allocations familiales engagée par le ministère des Finances continue de susciter des réactions au sein de la fonction publique, dit-il, sans manquer d’ajouter que si cette initiative vise à identifier les bénéficiaires indûment rémunérés et à assainir les finances publiques, certains agents redoutent les effets sociaux qu’elle pourrait produire.
« Dans un message adressé au ministre des Finances, un fonctionnaire appelle les autorités à reconsidérer les modalités de cette opération. Tout en saluant les efforts du gouvernement en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance, il estime que les mesures de récupération des sommes indûment perçues pourraient fragiliser des milliers d’agents publics déjà confrontés à un niveau élevé d’endettement », rappelle le lanceur d’alerte.
Selon cet agent, insiste-t-il, les militaires et les enseignants figureraient parmi les catégories les plus exposées. « Il évoque notamment le cas d’un militaire déployé dans une zone de crise, père d’une famille nombreuse et engagé dans plusieurs crédits bancaires. Selon son analyse, la suppression des allocations familiales, cumulée à des retenues opérées dans le cadre d’ordres de recettes destinés à récupérer les sommes jugées indûment perçues, pourrait entraîner une baisse significative de son revenu disponible », mentionne la source.
L’informateur signale également que le même raisonnement est appliqué aux enseignants. L’auteur du message, prend soin de dire Boris Bertolt, estime qu’un enseignant déjà engagé dans plusieurs emprunts pourrait voir son pouvoir d’achat fortement réduit après la suppression des allocations et le recouvrement des montants réclamés. Une telle situation, selon lui, risquerait d’affecter la motivation des personnels dans un secteur déjà confronté à de nombreuses difficultés.
L’auteur plaide ainsi pour une approche qu’il juge plus progressive. Plutôt que de procéder à des récupérations rétroactives massives, il propose de sécuriser les mécanismes de validation des allocations familiales afin d’empêcher de nouvelles irrégularités, tout en limitant les conséquences financières immédiates pour les agents concernés.
Ces préoccupations interviennent ‘dans un contexte où le gouvernement poursuit ses opérations d’assainissement de la dépense publique et de contrôle des fichiers de la fonction publique. Les audits engagés visent notamment à vérifier la régularité des allocations versées et à récupérer les sommes perçues sans droit, conformément aux règles de gestion des finances publiques », s’en aperçoit-il.
Au-delà de la lutte contre les irrégularités, parachève Bertolt, « plusieurs observateurs estiment que le principal défi consistera à concilier l’exigence de rigueur budgétaire avec la préservation de la stabilité sociale, en particulier dans des secteurs stratégiques tels que la défense et l’éducation. À ce stade, le ministère des Finances n’a pas publiquement réagi aux inquiétudes exprimées ».









