Le président de la Fédération camerounaise de football a apporté son soutien indéfectible à son ami Oswald Baboke, directeur adjoint du Cabinet civil de la présidence, pris pour cible dans l'affaire du faux décret de nomination d'un vice-président. Dans un message publié sur Facebook, Eto'o dénonce une « cabale » ourdie par des « lanceurs d'alerte et détracteurs ».
Dans une publication partagée sur son compte Facebook, Samuel Eto'o a pris la défense de son « big brother », Oswald Baboke, qu'il qualifie de personne « harcelée, détestée et jalousée » par ceux qui sont « possédés par la haine ». Le président de la Fécafoot écrit : « Après l'or et le décret, même dans le mensonge et le faux, ils excellent surtout dans la médiocrité. Ils salissent tout ce qu'ils touchent, y compris leurs propres manipulations. »
Avec le hashtag #LOVEYOUBIGBROTHER, Eto'o affiche clairement son soutien à celui qui est accusé par plusieurs lanceurs d'alerte d'être le véritable bénéficiaire du fameux faux décret portant nomination d'un vice-président, dont le nom aurait été remplacé par celui du porteur.
Oswald Baboke, directeur adjoint du Cabinet civil et protégé de la Première Dame Chantal Biya, est au cœur de deux polémiques récentes. La première concerne le scandale de l'or dans l'Est, où son nom avait été cité par des lanceurs d'alerte accusant le haut fonctionnaire d'être impliqué dans l'exploitation illégale du minerai.
La seconde est l'affaire du faux décret : selon plusieurs sources, le nom d'Oswald Baboke figurait sur le document intercepté à la CRTV avant d'être remplacé par celui du porteur, Sitchom Johann, présenté depuis comme le seul auteur de cette tentative de manipulation.
Pour ses soutiens, cette double mise en cause est une cabale montée par des ennemis politiques. Un proche de Baboke, cité par les médias, a déclaré : « Ce n'est pas la première fois qu'Oswald est la cible de campagnes de salissage orchestrées par des gens qui lui en veulent pour sa proximité avec le président et la Première Dame. »
Samuel Eto'o, qui entretient des liens étroits avec Baboke, rejoint le Pasteur de la Chapelle de la Gloire du Christ, a choisi de prendre position publiquement, dénonçant une stratégie de déstabilisation.
Ce soutien public de la part du président de la Fécafoot intervient alors que la justice camerounaise n'a pas encore tranché sur l'affaire du faux décret. Si la piste d'un individu isolé, agissant par « révélation divine », a été évoquée, l'analyse du document par des experts et les déclarations de plusieurs acteurs politiques alimentent la thèse d'une manipulation bien plus large.
Reste à savoir si ce soutien public d'Eto'o suffira à blanchir son ami Baboke aux yeux de l'opinion publique, alors que les zones d'ombre persistent autour de cette affaire d'État.









