Les combattants séparatistes au Nord-Ouest et au Sud-Ouest (Noso), encore appelés les ambaboys ou les ambazoniens, sont prêts à tout lorsqu'il s'agit de faire couler du sang et de faire des victimes au sein des forces armées camerounaises. La nouvelle pratique est l'utilisation d'une femme bien connue dans la région comme appât. Les corps habillés tombent dans le piège et se font tuer.
Plusieurs éléments recrutés et envoyés dans la zone sont déjà tombés. Jusqu'à récemment où les concernés ont commencé par voir clair dans le jeu de ces ambaboys.
Un d'entre les bras valises de l'armée fait le témoignage auprès de N'zui Manto qui publie souvent leurs revendications. « Bonjour grand frère, tu es la voix des sans voix. C'est grâce à toi que beaucoup de choses changent au sein de plusieurs services dans ce pays », l'introduction dit déjà beaucoup de choses sur l'estime que ces hommes portent pour le lanceur d'alerte.
Le narrateur continue par dire que « je suis en détachement à Mbiame actuellement. Mbiame, décrit-il, c'est un arrondissement dans Kumbo. Nous militaires de cette zone avons un sérieux problème, on meurt ici chaque jour, pourtant, c'est à cause de certains camarades, certains chefs qui nous vendent ».
Il fait savoir qu'ils ont découvert la semaine dernière qu'une fille d'ici donne des renseignements aux ambaboys et il était question qu'ils l'interpellent. L'opération devait se passer discrètement afin que cette dernière ne fuit pas.
« On a fait venir la fille à la brigade de Mbiame, mais le Commandant de brigade de Mbiame a exigé qu'on la libère et plus tard on apprend que la fille en question entretient une relation amoureuse avec le même CB malgré le fait qu'elle soit mariée », sabote la source visiblement en colère et déçu du comportement déplorable de son supérieur hiérarchique.
Ainsi, en publiant ce témoignage, demande l'homme habillé, le lanceur d'alerte permettra d'épargner des vies de plusieurs camarades.









