Actualités of Tuesday, 16 June 2026

Source: www.camerounweb.com

Fin du régime Biya : Persécutée, rejetée, et surveillée, Brenda Biya veut tout révéler avant de mourir

'J'ai toujours su que j'allais mourir jeune' 'J'ai toujours su que j'allais mourir jeune'

Dans un témoignage, publiée sur ses comptes réseaux sociaux, la première fille de la République affirme se sentir persécutée, surveillée et victime de mauvais traitements qu'elle attribue au gouvernement camerounais. Convaincue que sa vie est en danger et que sa mort est proche, Brenda Biya explique avoir décidé de s'exprimer librement sur les réseaux sociaux afin de raconter son vécu et ses souffrances. Elle évoque des menaces, un profond sentiment d'isolement, des expériences qu'elle décrit comme de la torture psychologique, ainsi que des difficultés liées à son orientation sexuelle. Cette sortie s’apparente à un fort sentiment de détresse, de peur et de désillusion, Brenda Biya affirmant se sentir rejetée, discréditée et privée de liberté malgré son séjour en Europe.

Ci-dessous, l’intégralité de la sortie de Brenda Biya

« Je vous explique, à l'aube de ma mort, ayant consommé un peu trop de poison donné par le gouvernement pour me nuire, j'ai réalisé une chose. Vu que le pouvoir est en train de finir, et que je suis devenue trop moche, et que je ne resterai jamais en vie, j'ai décidé de spammer TikTok. Je vais parler de tout ce qui me traverse par la tête, et je vais juste ouvrir mon cœur comme je l'ai déjà fait auparavant avec mon TikTok.

« Ok, vous avez capté ? Si on m'avait dit, quand j'étais jeune, que j'allais mourir comme ça, je n'aurais eu aucune idée. Vous voyez ce que je veux dire ? Genre, je n'aurais pas deviné. Genre, je savais, j'ai toujours su, toute ma vie, que j'allais mourir jeune.

« J'ai toujours su que j'allais mourir jeune, mais je ne savais pas que j'allais mourir exactement comme ça. Après, si j'ai eu un rêve prémonitoire sur la situation actuelle, j'ai eu un rêve il y a deux ans, où j'étais dans une pièce, il y avait toutes les personnes que je connaissais au Cameroun. Vous avez capté ? Tout le monde chuchotait, tout le monde parlait en même temps.

« J'ai essayé d'écrire à ma mère, dans le rêve, et elle n'a pas répondu. Et pour finir, la police est entrée dans la chambre et m'a menottée. Et au jour d'aujourd'hui, je vis dans un observatoire, je me sens constamment observée, et on va probablement finir par me menotter.

« Vous savez ce qui est drôle, c'est que je trouve que le gouvernement, c'est des hypocrites. Comme quoi. Vous savez pourquoi ? Parce que ça fait depuis plus de deux mois qu'ils me menacent de me mettre en prison.

« Mais au lieu de me mettre en prison, ils me laissent m'incriminer dans une chambre. Et ils me torturent tous les jours, m'empêchent de dormir, ils me foutent de l'électricité dans les pieds, ils me racontent plein de la merde partout dans la chambre, ils me disent que je suis laide et mourante, que personne ne m'aime, ils répètent la même merde tous les jours dans mes oreilles. C'est-à-dire que ça m'a tellement traumatisée mentalement, que je me suis sentie obligée de sombrer.

« Et en plus de ça, pendant que je sombrais, on me filmait. Et maintenant, apparemment, je me réveille et j'ai envie de sortir. Et vous savez ce qu'on me dit ? « Ah, tout le monde t'a tourné le dos ! Ah, tu ne peux pas vivre en Europe ! Ah, papa va mourir ! Ah, tu es une honte pour le Cameroun, plus personne ne t'aime ! » Bordel, je me suis réveillée en 2027, parce que si vous voyez bien ce que je poste sur Instagram, j'ai des notes depuis 2023, qui marquent que je serais torturée, martyrisée, et… oui, qui marquent que je suis martyrisée et torturée parce que je suis une lesbienne, depuis 2023.

« Et c'est ce qui est en train d'arriver au jour d'aujourd'hui, en 2026, donc je suis pas très sûre si c'est moi qui perd le nord, ou si c'est qu'on m'a trop gardée dans un laboratoire bizarre, parce que je dois avouer que, depuis que j'ai mis le pied en Europe, ça fait deux mois, j'ai pas mis mon nez dehors, je sors à peine. Vous savez pourquoi ? Parce que mon nom est déjà gâté partout, dans toutes ces villes, et je ne vois plus à quoi ça sert. »