Actualités of Monday, 25 May 2026

Source: www.camerounweb.com

Chantal Biya - Nathalie Wadagni : Quand le choix d'une Première dame façonne l'avenir d'une nation

Chantal Biya a transformé son rôle en une entreprise de prédation politique Chantal Biya a transformé son rôle en une entreprise de prédation politique

Depuis la prestation de serment du tout nouveau président de la République du Bénin, deux modèles de Premières dames s’opposent désormais en Afrique à travers les exemples du Bénin et du Cameroun.


Deux destins, deux visions : Quand le choix d'une Première dame façonne l'avenir d'une nation

L'expérience nous enseigne que le choix d'une épouse est déterminant pour l'avenir d'une famille, d'une société et pour le parcours d'un homme. La femme modèle et donne un sens à son environnement ; elle est la faiseuse de la société.

Mais là où une femme éclairée bâtit, une autre peut précipiter le déluge. L'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale nous offrent aujourd'hui deux visages radicalement opposés du rôle de Première dame.

Bénin : L'atout de la compétence et de la modernité

C'est une banquière chevronnée qui devient la nouvelle Première dame du Bénin. Depuis l'investiture de son époux, Romuald Wadagni — successeur de Patrice Talon —, les images de Nathalie Villette Wadagni font le tour des réseaux sociaux. À 51 ans, cette Franco-Burkinabè est loin d'être une inconnue pour le monde financier, qui la côtoie depuis plus de deux décennies.
Après un passage remarqué au sein de la banque suisse UBS, elle a rejoint Ecobank en 2013, y occupant de hautes responsabilités avant sa démission en août 2025. Aujourd'hui, le peuple béninois et les observateurs placent une immense foi en cette femme érudite. Son expertise financière est perçue comme un levier majeur pour propulser le développement économique du pays. Le Bénin fait ici le choix de l'intelligence et de la rigueur.

Cameroun : Le naufrage du "bling-bling" et la prise d'otage d'un État

À l'opposé de ce modèle de compétence, le Cameroun offre le spectacle désolant d'une dérive totale. Là-bas, point d'érudition ni de vision économique. Nous y voyons l'exemple patent de la mauvaise influence : celle qui ne jure que par le bling-bling, le paraître et la futilité d'une vie de cour.

Plus grave encore qu'une simple quête de superficialité, Chantal Biya a transformé son rôle en une entreprise de prédation politique. Profitant d'un vieux mari totalement assommé par le poids de l'âge et de la sénilité, elle tient le chef de l'État en otage. Avec son clan et ses proches, elle s'est accaparée les rênes du Cameroun. Cette gestion clanique du pouvoir se fait au détriment direct du bas peuple, cyniquement opprimé et condamné à une paupérisation systémique pendant que l'oligarchie s'engraisse.

𝑷𝒂𝒖𝒍 𝑪𝒉𝒐𝒖𝒕𝒂