Samuel Eto’o Fils n’aime pas les "foutaises". Parce que oui, la presse qui s’approche du grand président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) qu’il est pour l’interviewer, c’est du grand n’importe quoi aux yeux de l’ancien footballeur.
L’ex-capitaine de la sélection nationale n’a pas apprécié qu’on s’approche de lui et lui demande de parler sans un avertissement ou une demande au préalable. Le patron de la Fecafoot aime les protocoles, pour lui soutirer des mots, il faut lui demander la permission, même si on travaille au sein du média public, la Cameroon Radio Television (CRTV).
Les hommes de média se sont approchés de lui, lors de la fête de l’unité célébrée le 20 mai passé. Samuel Eto’o, frustré qu’on lui demande de parler, répond au milieu de la foule : « C’est quoi cette façon de faire. Vous ne me demandez pas si je veux parler et vous me tendez le micro. C’est quoi ça ? Et vous venez, vous installez votre caméra. Dégagez maintenant ».
Face à ces mots, le journaliste qui tenait le micro se contente de répondre : « Merci, merci beaucoup, toutes nos excuses ».
Samuel Eto’o et la presse locale n’ont jamais réussi à cohabiter sans accroche. On se souvient de l’agression physique du journaliste Boney Philippe en mai 2008, par Samuel Eto’o et aussi du clash avec un reporter d’Équinoxe TV en 2011.
Le coup de tête de Samuel Eto’o contre Boney est considéré comme l’incident le plus grave de sa carrière face aux médias. Resituons le contexte. À la veille d’un match comptant pour les Éliminatoires de la Coupe du monde 2010 contre le Cap-Vert, les journalistes camerounais ont pris la décision de boycotter la conférence de presse des Lions indomptables. La raison, c’était pour protester contre la restriction de leurs accès aux entraînements.
Le capitaine Samuel Eto’o, furieux de ce boycott, s’en prend alors aux reporters présents. La situation prend une autre tournure et l’attaquant assène un violent coup de tête au visage de Philippe Boney, à l’époque journaliste de la radio privée Tiéméni Siantou.
Boney Philippe a eu la lèvre ouverte et une dent branlante. Les gardes du corps du footballeur sont rapidement intervenus et ont brutalisé le journaliste, lui causant une double fracture du bras gauche. L’affaire provoque un tollé général et Samuel Eto’o présente quelques jours plus tard ses excuses au journaliste et à l’ensemble de la communauté sportive.









