Actualités of Friday, 22 May 2026

Source: www.camerounweb.com

REMANIEMENT : Paul Biya s’apprête à s’attaquer à la sécurité présidentielle

Le Général de brigade Melingui NOUMA est présenti Le Général de brigade Melingui NOUMA est présenti

Des mouvements sont annoncés à la tête de plusieurs garnisons de l’armée camerounaise dans les jours à venir.

Suite aux rumeurs persistantes annonçant un prochain limogeage du Chef d’état-major général de l’armée camerounaise, le Général René Claude Meka, sérieusement affaiblit par la maladie et le poids de l’âge, la rédaction de CamerounWeb apprend que le locataire du palais d’Étoudi s’apprête à procéder à un changement à la tête de la sécurité présidentielle.

Selon les confidences de l’activiste Boris Bertolot, le général de brigade Melingui NOUMA, serait « pressenti à la tête de la sécurité présidentielle, en remplacement du Général Ivo Desancio qui devrait être nommé chef d’Eta-major particulier du président de la République ».

Le Général Amougou sur le départ, Paul Biya aurait perdu confiance en son chef d'état-major particulier

L'affaire du contrat de scanning du Port autonome de Douala (PAD) continue de faire des victimes dans les hautes sphères du pouvoir camerounais. Selon nos informations exclusives, le Général Emmanuel Amougou, chef d'état-major particulier du président Paul Biya, aurait définitivement perdu la confiance du chef de l'État, qui chercherait à le remplacer. Un dénouement qui s'inscrit dans le prolongement direct d'un scandale aux ramifications profondes.


Tout a basculé avec la révélation publique d'une correspondance estampillée « confidentiel », signée par le général Amougou et adressée au ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè. Ce document affirmait que le président de la République aurait personnellement donné son aval au départ de l'entreprise suisse SGS du port de Douala, ouvrant la voie à son remplacement par la société Transatlantic D.A.

Problème : cette « haute instruction » n'aurait jamais existé. Des notes de renseignements consultées par plusieurs médias ont rapidement semé le doute sur l'authenticité de la démarche, soulevant une question aussi simple que explosive : qui a autorisé un général de l'armée de l'Air à s'immiscer dans un dossier de gestion portuaire et maritime, et à engager le nom du chef de l'État ?


Alerté par ces notes de renseignements, Paul Biya aurait instruit Ivo Desancio, patron de la Direction de la sécurité présidentielle (DSP), d'entendre le général Amougou. Le 3 février dernier, ce dernier a été convoqué de manière informelle par des agents de la garde présidentielle, en prélude à une audition formelle sous procès-verbal.

Mais le général aurait refusé de s'y soumettre, quittant les lieux précipitamment pour rejoindre la résidence présidentielle — sans qu'il soit possible de confirmer s'il y a effectivement été reçu. Une attitude qui, selon nos sources, n'a fait qu'aggraver sa situation aux yeux de l'Élysée camerounaise.

Le Premier ministre tranche et sauve SGS
En parallèle, c'est le chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, qui a joué les arbitres. Lors d'une réunion tenue le 29 janvier, il a tranché en faveur du maintien du contrat liant le PAD à SGS, désavouant de facto la correspondance litigieuse du général Amougou. Le Premier ministre aurait lui-même reçu des instructions directes du chef de l'État allant dans ce sens, et n'aurait pas hésité à mettre sa démission dans la balance pour faire prévaloir cette décision — rappelant au passage qu'il n'appartenait pas au directeur général du PAD, Cyrus Ngo'o, de « rompre unilatéralement un contrat signé par l'État ».
Cyrus Ngo'o, principal soutien interne à l'éviction de SGS, a depuis adressé une nouvelle correspondance confidentielle à la direction de l'entreprise, la convoquant à une réunion dédiée à la reprise de ses activités de scanning au PAD — « en exécution des hautes prescriptions du Premier ministre ». Un pas en arrière significatif, même si le document évoque encore une possible collaboration entre SGS et Transatlantic D.A.

C'est dans ce contexte que s'inscrit notre révélation du jour. L'affaire Transatlantic, en exposant publiquement les méthodes du général Amougou — et la fabrication présumée d'une fausse correspondance présidentielle —, aurait définitivement fracturé le lien de confiance avec Paul Biya. Selon nos sources, le président envisagerait désormais activement de le remplacer à la tête de l'état-major particulier.

Pour un officier dont la fonction repose entièrement sur la proximité et la confiance absolue du chef de l'État, une telle rupture signe, en pratique, la fin d'une carrière au sommet du pouvoir.

L'affaire du Port de Douala, partie d'une guerre de contrats entre technocrates et hommes d'affaires, aura ainsi emporté sur son passage l'un des hommes les plus proches — et désormais les plus exposés — de Paul Biya.