Ce qui devait être une célébration de la concorde nationale et de la cohésion sociale s'est transformé en un véritable théâtre d’affrontements violents à Maroua, chef-lieu de la région de l'Extrême-Nord. À l'origine de ce grave incident, une altercation brutale survenue au stade du lycée Bilingue de Maroua juste après les défilés officiels, impliquant les militants de deux formations politiques émergentes: le parti RP de l'honorable Salmana Amadou Ali, et l'ACC de Yerima Dewa
Un faux pas politique pour de jeunes partis sans ancrage réel
Ce spectacle désolant offre une image désastreuse pour la région de l'Extrême-Nord, une population meurtrie qui aspire à la stabilité socio-économique et non à de nouvelles crises politiques artificielles, quelques mois seulement après les tensions de l’élection présidentielle.
Pour les leaders du RP et de l'ACC, ce comportement est une erreur stratégique lourde qui entache durablement leur carrière politique naissante. Il convient de rappeler que ces deux formations politiques sont de création récente. Elles ne disposent à ce jour d'aucun conseiller municipal, d'aucune mairie, ni d’aucune représentativité légitime issue des urnes au sein de l'Assemblée nationale.
En choisissant la violence des rues plutôt que le débat d'idées, ces responsables discréditent leurs partis avant même d'avoir pu construire une base électorale solide.









