Les Forces de défense et de sécurité agissent de concert avec l’État pour défendre la patrie ; consolider la paix et le développement ; réduire la capacité de nuisance des terroristes ; lutter contre la criminalité urbaine et rurale ; maintenir l’ordre public ; s’opposer aux tentatives d’atteinte à notre souveraineté et à l’intégrité de notre territoire ; participer à la constitution et la construction de l’unité nationale, ainsi qu’à l’édification de la nation camerounaise.
Elles sont engagées à l’intérieur et à l’extérieur du Cameroun et se concentrent sur trois opérations principales. La première mission est la lutte contre la menace terroriste Boko Haram aux frontières avec le Tchad et le Nigéria. Des milliers de militaires sont également engagées au sein de la Force multinationale mixte (FMM) en lutte contre Boko Haram. La deuxième mission est le maintien de l’unité nationale et l’intégrité territoriale dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest (Noso), en proie à des velléités séparatistes.
Enfin, les troupes camerounaises interviennent dans des opérations avec la République Centrafricaine (RCA). L’objectif du déploiement à la frontière centrafricaine est de protéger les populations camerounaises de la menace des milices armées et des rebelles centrafricains, notamment dans les régions de l’Est, l’Adamaoua et du Nord.
Depuis des années déjà, des milliers de militaires et de policiers sont déployés en République Centrafricaine pour un soutien au maintien de la paix au sein de la Minusca. À cet effet, le Général de division, chef d’État-Major des armées, René Claude Meka note par exemple, que l’implication du Cameroun au niveau de toutes ces instances dénote du souci de préserver la paix au niveau du pays, de la région Afrique centrale et en Afrique ; la paix étant une précondition au développement.
Toutefois, la perception des FDS reste très mitigée. L’égarement de certains hommes en tenue dans les exactions est heureusement réprimandé par la consécration de l’État de droit dans la pratique de la justice militaire. Aussi, certains mettront plutôt en lumière l’héroïsme des réalisations des FDS au point d’y voir un élément d’expression de la fierté nationale.
En effet, renseigne-t-on, « dans le cadre des éléments de fierté nationale, 62,75 % de la population accordent leur préférence aux symboles de l’État (…) ». En considérant les symboles de l’État à savoir le drapeau, l’hymne national et les armoiries fièrement arborés par les FDS, la tenue militaire transcende les plus beaux costumes officiels. La prestance des forces de défense et de sécurité s’illustre dans cet apparat dualiste de fête, mais aussi de guerre.
Le 20 mai, fête de l’unité, est surtout le jour d’explosion et de célébration de la nationalité du peuple. Il leur est ainsi confié le haut du pavé, afin de préserver du haut de leurs bottes cirées, l’intégrité de notre chère patrie. La majesté de leurs pas sur le bitume du boulevard du 20 mai imprime la gravité de leurs sacrifices dans l’esprit des citoyens. Sous la discipline des rangs serrés, l’arsenal de guerre rappelle aussi au peuple le visage des horreurs dont elles se tuent à les préserver. L’idéal de paix et cohésion nationale s’illustre dans la solidarité entre le peuple et les FDS.









