Dans le réseau d'influence de Ferdinand Ngoh Ngoh, les entrepreneurs étrangers occupent une place de choix — souvent supérieure à celle accordée aux hommes d'affaires camerounais eux-mêmes. C'est l'une des révélations les plus surprenantes de l'enquête exclusive de Jeune Afrique publiée ce 10 mai 2026.
Du côté libanais, deux noms s'imposent. Hayssam El Jammal, patron du groupe Prometal et de Novia Industries (production métallurgique et grande distribution), avec qui Ngoh Ngoh entretient des «chaleureuses relations». Et Hassan Hijazi, PDG de la société éponyme, à qui a été confiée «la construction d'une usine d'assemblage de véhicules et de motos dans le port de Douala». Deux opérateurs libanais solidement implantés dans des secteurs stratégiques, bénéficiant de la proximité avec le premier collaborateur de Paul Biya.
Du côté français, Abbas Jaber, fondateur du groupe Advens-Geocoton, entretient des liens avec Ngoh Ngoh — tandis que Luc Démez, ex-directeur général de CFAO Retail Cameroun, y avait noué des relations avant de quitter son poste en 2022.
La révélation la plus inattendue concerne peut-être un entrepreneur belge : le Docteur Maurice Vander Schueren, propriétaire d'un cabinet dentaire à Douala et «consul de son pays dans la capitale économique» — décrit par Jeune Afrique comme l'un des «intimes» du SGPR. Et enfin, côté chinois, Wang Xiaoping — «une richissime et controversée femme d'affaires chinoise» dont l'entreprise Meng Cheng Mining est «spécialisée dans l'exploitation de l'or dans l'Est du pays» — est décrite comme l'un des «principaux interlocuteurs» de Ngoh Ngoh.









