Le Cameroun a été marqué cette semaine par la disparition de cinq importantes personnalités politiques et administratives. Parmi elles figurent Alexis Dipanda Mouelle, ancien président de la Cour suprême associé aux grandes décisions du régime Biya, et Cavaye Yeguie Djibril, président de l’Assemblée nationale pendant 34 ans et acteur clé de plusieurs réformes controversées. Ces disparitions successives représentent une lourde perte pour la scène politique et institutionnelle camerounaise.
Cette semaine le Cameroun a perdu 5 personnalités Politiques:
1. Alexis Dipanda Mouelle est décédé le 4 Mai à l’âge de 84 ans. Il restera associé, pour nombre d’observateurs, au maintien du système Biya au pouvoir à l’issue de l’élection présidentielle contestée de 1992, au cours de laquelle John Fru Ndi est présenté par plusieurs sources diplomatiques et administratives comme le véritable vainqueur.
Durant ses 24 années passées à la tête de la Cour suprême, la justice camerounaise a vu se renforcer une réputation d’institution alignée sur l’exécutif, minée par des accusations de corruption et de partialité. Dipanda Mouelle sera débarquée en 2014 et traine le gouvernement en justice en 2015 pour l’avoir envoyé en <
2. Cavaye Yeguie Djibril est décédé le 6 Mai. Figure majeure du système Biya, il détenait le record de longévité à la présidence de l’Assemblée nationale dans l’histoire du Cameroun, avec 34 années passées au perchoir.
Sous sa direction, plusieurs textes parmi les plus controversés du pays ont été adoptés, notamment la révision constitutionnelle supprimant la limitation du nombre de mandats présidentiels, ainsi que la loi antiterroriste de 2014. Aux yeux de ses détracteurs, l’Assemblée nationale s’est progressivement imposée comme une simple chambre d’enregistrement.
3. Théodore Alexandre Mbe Essai, député du Dja-et-Lobo dans la région du Sud, est décédé le mercredi 6 Mai des suites de maladie. Décrit comme un élu discret et proche des populations de sa circonscription de Djoum, il présidait la commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale.
4. Maidadi Saidou est décédé dans la nuit du Jeudi 7 mai. Fils d’un ministre ayant servi sous Ahmadou Ahidjo puis Paul Biya, il s’était imposé comme une figure politique au profil atypique.
Devenu populaire au sein du SDF dans les années 1990, il en avait occupé le poste de premier vice-président avant de quitter la formation de John Fru Ndi, estimant ne plus y trouver sa place. En 2002, il avait cofondé l’Alliance des Forces Progressistes aux côtés de Ben Muna.
Il avait ensuite rejoint l’UNDP, où il occupait les fonctions de secrétaire national à la communication jusqu’à son décès. Maidadi était régulièrement critiqué, y compris dans son propre camp, pour des prises de position controversées, mais il était aussi une personnalité recherchée par la presse. Un <
5. Etina Monono est décédé ce Jeudi 7 Mai à l’hôpital régional de Buea. Chef de deuxième degré des Mokpwe de Great Soppo, dans le Fako, il occupait cette fonction depuis 27 ans. Conseiller régional et membre du RDPC, cet économiste de formation avait également exercé comme directeur des ressources humaines à la Cameroon Development Corporation.
Angie Forbin









