Actualités of Thursday, 7 May 2026

Source: www.camerounweb.com

Règlement de comptes : un des redoutables fils d'Anicet Ekane promet du sale au régime

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Akere Muna hausse le ton. Dans une de ses récentes communications, l'avocat et homme politique, en soutien au décédé Anicet Ekane, annonce que l'heure du règlement des comptes politiques arrive. Exposé de cette sortie de celui qui se fait appeler « le fils d'Anicet Ekane », datée du 7 mai.

Ces derniers jours, plusieurs communiqués ont visé des compagnons de lutte de mon père. Mon nom y étant associé, je prends la parole, à ce titre et à ce titre seulement.

Je ne descendrai pas dans cette polémique. Pas aujourd'hui. On ne règle pas ses comptes politiques au-dessus du cercueil d'un héros assassiné.

Le procédé est ancien : faute de battre un adversaire sur le fond, on en fait un complice du régime, un infiltré, un vendu. Plus le coup est lâche, plus la caricature est grossière. Le peuple camerounais ne s'y laissera pas prendre.

Je suis un fils d'Anicet Ekane. J'ai grandi auprès d'un homme insulté, calomnié, emprisonné, torturé et qui n'a jamais plié. De lui, j'ai appris qu'un homme se mesure à ses actes, jamais aux insultes. Ni les communiqués ni les agitations n'y changeront rien.

Anicet Ekane portait une cause plus grande qu'un parti. Sa famille politique a toujours débordé le seul Manidem. Elle s'étend à l'Union pour le changement et bien au-delà. Aucun communiqué ne refermera ce cercle. À ses obsèques, c'est tout le peuple du changement qui est attendu.

Une seule mission m'occupe : porter en terre, debout, ce héros national assassiné par le régime. Ces obsèques ne sont pas les miennes. Elles sont celles d'Anicet Ekane. À celles et ceux que l'on cherche à détourner du parvis : détestez Muna si vous le voulez, mais venez. Venez-vous incliner devant Anicet. Il n'appartient ni à un homme, ni à un parti, ni à une faction. Il appartient au peuple camerounais.

Un mot enfin pour celles et ceux qui, depuis le 24 octobre, accompagnent cette famille et qui sont au rendez-vous cette semaine. Même ceux qui ne comprennent pas toutes les décisions que j'ai dû prendre. Vous êtes là pour Anicet. Cette grandeur d'âme, nous ne l'oublierons jamais.

L'heure des comptes politiques viendra. Nous y serons. Mais d'abord, debout devant la dépouille du combattant. La lutte continue.