Un drame d'une violence insoutenable a endeuillé la ville de Limbe ce mercredi 6 mai 2026. Madame Arrah Agbor Bawak Egbe, épouse Bechemagbor — connue et aimée de tous sous le nom de Mme Arrah — a été abattue à bout portant par des individus armés lors d'un braquage survenu à son kiosque de Mobile Money situé au carrefour GRA Junction à Bota. Elle laisse derrière elle une famille dévastée et une communauté sous le choc.
Selon plusieurs témoignages recueillis par Lebledparle.com, les assaillants ont surpris la victime sur son lieu de travail en pleine journée — dans l'un des secteurs les plus fréquentés de Limbe. Sans sommation, ils ont ouvert le feu à bout portant avant de s'enfuir avec un sac contenant une importante somme d'argent dont le montant exact n'a pas encore été communiqué. La scène du crime, survenue dans un espace commercial animé, a provoqué une vive panique parmi les habitants et commerçants présents, sidérés par la brutalité de l'attaque.
Ce meurtre crapuleux s'inscrit dans une tendance alarmante que commerçants et habitants de Limbe dénoncent avec une indignation croissante : la montée inquiétante de l'insécurité ciblant les points de transfert d'argent Mobile Money. Ces kiosques, omniprésents dans les quartiers populaires camerounais et devenus indispensables à des millions de personnes pour leurs transactions quotidiennes, constituent des cibles de choix pour des malfaiteurs qui savent qu'ils y trouveront des liquidités. La mort de Mme Arrah est tragiquement le dernier exemple d'une série d'attaques qui, si elles ne sont pas stoppées, risquent de détruire la confiance dans un service financier dont dépendent les populations les plus vulnérables.
Très connue dans son quartier, Mme Arrah était bien plus qu'une opératrice économique parmi d'autres. C'était une femme de travail, de service, dont le kiosque était un repère quotidien pour des dizaines de clients. Son assassinat a suscité une vague de tristesse et d'indignation dans toute la ville. Les réactions se multiplient depuis l'annonce de son décès — celle d'une communauté qui ne comprend pas, qui refuse de s'habituer, et qui exige que justice soit rendue.
Une enquête a été ouverte pour identifier et appréhender les auteurs de ce crime. Les autorités compétentes sont saisies. Mais pour la famille de Mme Arrah, les mots de circonstance ne suffiront pas. Elle voulait juste travailler. Elle en est morte.
La rédaction adresse ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Madame Arrah Agbor Bawak Egbe épouse Bechemagbor. Que son âme repose en paix.









