Bruno Bidjang visé par un communiqué du MRC : le parti d'opposition dénonce ses « informations officielles » sur les élections de 2027. Dans un texte publié le 4 mai 2026, le secrétaire général adjoint du MRC, Roger Justin Noah, accuse le journaliste – qualifié de « ministre de la Communication de la présidence de la République » – d'avoir annoncé que les prochaines municipales et législatives se tiendraient en février 2027, sans qu'aucun décret n'ait été publié. Le MRC dénonce une « plaisanterie de mauvais goût » et une « pratique gravissime » qui installe un « climat de suspicion permanente ».
COMMUNIQUE OFFICIEL DU MRC
Dans un acte d’une légèreté confondante, un journaliste connu, proche des cercles du pouvoir qui se passe pour « le ministre de la Communication de la Présidence de la République », s’est encore illustré par une « information officielle » qui ressemble davantage à une plaisanterie de mauvais goût. Sous couvert d’officialité, il annonce que les prochaines élections municipales et législatives se tiendront en février 2027 alors que personne n’a vu le décret de prorogation du mandat des conseillers municipaux.
Mais la dérive n’est pas nouvelle. Qui ne se souvient que ce même « ministre », bien avant les décisions d’ELECAM et du Conseil constitutionnel, s’était permis de révéler que la candidature de Maurice Kamto serait recalée ? En agissant ainsi, il n’avait pas simplement « informé » : il avait court-circuité des institutions censées être indépendantes, pris les devants sur la justice électorale et transformé « sa fonction » en tribune d’anticipation des verdicts.
Cette pratique est gravissime à plusieurs égards. D’abord, elle vide de leur substance les procédures légales : à quoi bon un Conseil constitutionnel si ses décisions sont divulguées par avance par un « ministre »-objet ? Ensuite, elle installe un climat de suspicion permanente : l’information officielle n’est plus une garantie de sérieux, mais un outil de manipulation ou de déstabilisation. Enfin, elle ridiculise l’État lui-même, dont les représentants se permettent d’afficher un mépris ouvert pour la séparation des pouvoirs.
La réalité est alarmante : quand l’exécutif se fait devin, prophète ou clown, ce sont l’État de droit et la crédibilité des institutions qui trinquent. Le Cameroun mérite mieux que des « officiels » transformés en commentateurs.
Quand le pouvoir se moque de ses propres règles, le peuple finit par ne plus croire personne.
4 MAI 2026
NOAH Roger Justin
SGA 1/Senacom p.i









