Disparue depuis juillet 2025, l'influenceuse et activiste Adja Awa (également connue sous le nom de Hadja Haoua Aboubakar) aurait refait surface au Tchad. Selon des informations exclusives, elle aurait été arrêtée, torturée pendant plusieurs semaines au Secrétariat d'État à la Défense (SED), avant d'être relâchée et de s'installer à N'Djamena. Aujourd'hui malade et traumatisée par les souffrances endurées, son sort inquiète.
L'information : Depuis des mois, personne n'avait plus de ses nouvelles. La sulfureuse Adja Awa, qui s'était fait connaître par ses révélations croustillantes sur les coulisses du pouvoir camerounais, se serait réfugiée au Tchad. Selon des sources concordantes, après avoir été arrêtée et torturée pendant plusieurs semaines au Secrétariat d'État à la Défense (SED), elle a été relâchée et s'est directement installée à N'Djamena.
Une santé inquiétante : Traumatisée par les souffrances endurées pendant sa détention, l'activiste serait aujourd'hui malade au Tchad. Son état de santé préoccupe ses proches et ses soutiens, qui réclament des informations sur les conditions de sa détention et les soins qui lui sont prodigués.
Six mois de silence : L'absence d'Adja Awa dans l'espace public camerounais était devenue une énigme sécuritaire. Tout avait commencé le 23 juillet 2025, lorsque le Lieutenant-Colonel Bialo Dieudonné, Officier Supérieur de Gendarmerie, avait signé un « Message Radio Porté » ordonnant une interdiction de sortie du territoire et le lancement de recherches actives à Yaoundé, Douala et Maroua. Le document officiel justifiait cette traque par de « multiples appels à l'insurrection et autres ».
Une cible du régime : Connue pour ses interventions frontales sur les réseaux sociaux, l'activiste s'en prenait régulièrement aux dignitaires du régime de Paul Biya. Depuis la diffusion de cet avis de recherche, Hadja Awa s'était évaporée, alimentant les craintes d'une opinion publique camerounaise qui n'a pas oublié les précédents sombres de Martinez Zogo ou Samuel Wazizi.
Le silence de l'État : Jusqu'ici, le Secrétariat d'État à la Défense n'a pas communiqué sur l'état d'avancement des recherches ou sur une éventuelle détention. Le lanceur d'alerte N'Zui Manto avait évoqué une possible interpellation suivie d'un mutisme absolu des autorités. « On peut étouffer la voix d'un homme, mais on n'étouffe pas la réalité des faits », confie un analyste politique sous anonymat.









