Ce que je pense de la succession constitutionnelle, une opinion de Jean Paul Ntsengue, observateur de la scène politique et biographe du président Paul Biya.
Le président Paul Biya n'a jamais considéré le pouvoir exécutif qu'il exerce comme un bien personnel transmissible par voie d'héritage. Il a d'ailleurs déclaré dans une interview que « dans une démocratie, le mot dauphin sonne mal ».
Aujourd'hui, la Constitution lui donne la faculté de nommer un vice-président pour l'assister. Le président de la République peut nommer cet assistant selon des critères objectifs, pour la bonne marche des affaires publiques et pour une plus grande présence du chef de l'exécutif grâce aux mécanismes de délégation prévus par la Constitution.
Ceux qui s'inquiètent de la présence de son fils aîné Franck Emmanuel Biya lors des cérémonies officielles notamment, doivent se tranquilliser. Il y a toujours auprès d'un homme d'un certain âge qui exerce une lourde charge, la présence d'un assistant légal, et le soutien informel d'un membre de sa famille proche pour des besoins qui ne relèvent pas de la gestion des affaires publiques.
Cette double présence est la preuve que le Primus Inter Pares n'a pas l'intention de transformer la République en monarchie. Ceux qui font du bruit pour réclamer un héritage imaginaire devraient également le savoir avant de se retrouver devant des problèmes insolubles.









