Les tensions internes au sommet de l’État camerounais semblent s’intensifier depuis la révision constitutionnelle prévoyant la nomination prochaine d’un vice-président, appelé à devenir le successeur institutionnel en cas de vacance du pouvoir.
Le dernier épisode en date concerne le Premier ministre Joseph Dion Ngute, qui aurait été contraint d’annuler un déplacement officiel dans des conditions jugées humiliantes.
D’après des informations relayées par l’activiste Paul Chouta, le chef du gouvernement, déjà installé à bord d’un vol de la Camair-Co à destination de Libreville pour assister à l'inauguration du Palais des Congrès Omar Bongo, aurait reçu l’ordre de descendre de l’appareil avant le décollage. Cette instruction aurait été donnée par Ferdinand Ngoh Ngoh, qui lui aurait également rappelé l’obligation d’informer la présidence de chacun de ses déplacements.
«Premier ministre était déjà installé et l'avion sur le point de décoller pour Libreville quand, soudainement, Ferdinand Ngoh Ngoh lui a donné l'ordre d'annuler son voyage et de descendre de l'appareil. Le Secrétaire général de la présidence de la République lui aurait également rappelé qu'il avait le devoir de l'informer de ses moindres déplacements. », confie l’activiste.
Selon certaines sources proches de la primature, « ce n'est que samedi à 22 h que Dion Ngute aurait reçu l'invitation pour cette cérémonie », tandis que du côté de la présidence, il se dit que « les ministres ont l'interdiction de quitter le territoire et que le Premier ministre n'avait pas reçu l'autorisation nécessaire pour ce déplacement ».









